discours du 23 juillet 1967 à Québec par JVJ 2019-12-14 16:35:15 |
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"Monsieur le Premier Ministre,
Pour nous Français, que nous soyons du Canada ou bien de France, rien ne peut être plus émouvant quant aux sentiments que nous nous portons, ni plus important pour ce qui est de nos rapports présents et à venir, que la magnifique réception faite ici en ma personne à notre commune patrie d'origine. (...)
Un morceau de notre peuple, par le sang qui coule dans ses veines, par la langue qui est la sienne, par la religion qu'il pratique, par l'esprit, les mots, les gestes, les noms, les coutumes, le comportement de ses familles, de ses hommes, de ses femmes, de ses enfants, enfin par la conscience profonde qu'il a de sa propre communauté. Après qu'eut été arrachée de ce sol, voici 204 années, la souveraineté inconsolable de la France, 60 000 Français y restèrent."
Charles de Gaulle, Discours et messages, Plon, 1970, t. 5, p. 187.
le 26 juillet, Université de Montréal
"Monsieur le Recteur
(...)
Depuis deux cents ans, pour garder aux Français canadiens leur langue, leur foi, leur âme (...)"
Ibidem, p. 193.
26 juillet, au maire de Montréal, M. Drapeau
"venu il y a 432 ans pour planter sur le Mont Royal, où vous m'avez conduit tout à l'heure, le drapeau du "vieux pays". C'est bien ici que Maisonneuve fonda la ville Marie. C'est bien ici que de vaillants Français et Françaises qui étaient nos ancêtres, et notamment la glorieuse Jeanne Mance (...)
En saluant son Eminence le Cardinal, qui, dans tout ce qu'il a voulu faire, l'a fait à notre égard d'une manière inoubliable, je lève mon verre (...)".
NDLR : Jeanne Mance, née à Langres ! Montréal est jumelée à Langres.
Cardinal Roy, archevêque de Québec et primat du Canada
Charles de Gaulle songeait vraiment à annexer le Québec après son indépendance. De mon point de vue, il allait évidemment trop loin, mais cela allait dans son idée de nations qui doivent disposer d'elles-mêmes. Or la nation québécoise, si elle existait, se faisait autour d'une langue, d'un passé commun et d'une religion. Exeunt !
En 1966, il y avait encore moyen de parler de pays catholique en France et de catholiques au Québec...
Et le chef de la république laïque parlait des racines catholiques de la France, entendait la messe dans une pièce de l'Elysée ou avec Adenauer à Reims... Et personne ne lui cherchait des poux dans la tête à cet égard.
PS : désolé XA, mais c'est Bernard Joustrate qui a lancé la perche.
Ses parents ont d'ailleurs bien choisi son nom de baptême, car saint Bernard de Clairvaux est un saint du diocèse de... Langres. Mort le 19 août 1153, et né à Fontaine près de Dijon, soit encore le diocèse de Langres (les Dijonnais à la création diocésaine récente sont priés de se taire).
Sartre disait aussi qu'il était athée, mais dans un univers mental catholique. On peut en dire autant des Lumières ou d'Onfray qui le reconnaît sans l'ombre d'une hésitation.
Le catholicisme est la religion qui permet la sortie de la religion et nous devrions en être heureux (ceci n'est pas du second degré, nous voulons des hommes libres, non des robots, des frustrés ou des abrutis).
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