qui aurait envie que des djilbabs par JVJ 2019-11-19 22:46:10 |
|
Imprimer |
pullulent dans les maisons de retraite un jour ?
Et je voudrais aussi que ce soient des hommes qui fassent la toilette…
Mon aînée est née dans la maternité publique d'Orléans exactement le jour de la mort de Benazir Bhutto et je peux dire que trois femmes assises dans le couloir, en djillbabs noirs des pieds à la tête, ont rigolé après que l'une d'entre elles ait dit "vous avez vu, ils ont butté Bhutto !".
La chambre voisine de mon épouse était occupée par leur copine, qui n'avait pas voulu partager sa chambre avec quiconque (alors que mon épouse n'avait pas eu le choix).
Je n'aurais pas apprécié qu'on partage la chambre de la dame avec le bruit, la langue allogène, les prières, les regards, etc.
J'étais sur mon nuage en raison de cette naissance, mais j'ai bien dû subir cela. Les sage-femmes m'ont bien expliqué pourquoi cette mère était isolée. Le père barbu a refusé catégoriquement d'apprendre à donner le bain à son enfant et même à lui changer une couche. J'étais stupéfait et les dames n'ont pas insisté.
J'espère que vous avez tous lu dans les ascenseurs des hôpitaux, des cliniques, des urgences et des centres de rééducation des panneaux en arabe pour expliquer ce que sont les règles de vie dans ces lieux (on ne cache pas son visage, on ne choisit pas son médecin, etc).
En réanimation, cela donne lieu à des conflits quotidiens et des menaces chroniques sur les femmes qui y travaillent. C'est pour cela que certaines personnes sont débranchées ou abrégées à 2 h du matin pour éviter que la smala ne débarque à vingt au milieu des autres patients malgré le règlement (l'hygiène et la quiétude, les soins…) et menace tous les praticiens. La menace de mort est devenue monnaie courante et un gros CHU n'a parfois que deux gardiens de nuit pour des centaines de couloirs, sans aucun pouvoir. Ce genre de famille et celle des gens du voyage (plaisante périphrase…) sont les pires, mais on ne tient pas des statistiques.
J'espère que tous les lecteurs côtoient de près - chaque jour - ceux qui abusent et sur-abusent des tenues politico-religieuses. Sans parler des écoles où des mères en voile encadrent des activités dans les salles de classe (j'en suis le témoin, j'ai plié bagage sur le champ, comme une rectrice récemment, mais il semble qu'il y ait un vide juridique), des mitaines des lycéennes, des tenues sans ceinture du cou à la tête, en toute impunité et en faisant une pression visuelle sur les autres élèves et les enseignants.
Les musulmans pratiquants ne vont pas en maison de retraite de toutes les façons. Ce n'est pas qu'une question d'argent. On n'abandonne pas sa mère à des tiers, et sous cet aspect, cela se respecte, en dépit de l'aspect clanique. Nous, nous les parquons et les oublions. Alzheimer n'arrangera rien. Dans ma campagne, j'ai connu une vieille fille qui garda 17 ans son père grabataire au lit, sans aucune aide physique et financière. Cela force le respect. Avec nos vies migrantes et nos dispersions géographiques, cela se complique. Pour mon confort personnel, je n'envisage pas de garder à la maison qui que ce soit en dehors de mon épouse et de mes enfants, c'est ainsi. A la rigueur un neveu ou une nièce qui a perdu ses parents.
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|