22/10 Saint Karol Jozef Wojtyla par ami de la Miséricorde 2019-10-21 21:52:18 |
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22 octobre : Saint Karol Jozef Wojtyla :
Evangelium vitae
Pape Jean II, 25 mars 1995, solennité de l'Annonciation du Seigneur
Le Seigneur dit à Caïn: "Où est ton frère Abel?" Il répondit: "Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère?" Le Seigneur reprit: "Qu'as-tu fait! Écoute le sang de ton frère crier vers moi du sol! (Gn 4, 2-16). [...]
le Catéchisme de l'Eglise catholique, « l'Ecriture, dans le récit du meurtre d'Abel par son frère Caïn, révèle, dès les débuts de l'histoire humaine, la présence dans l'homme de la colère et de la convoitise, conséquences du péché originel. L'homme est devenu l'ennemi de son semblable ». 10 [...]
A la source de toute violence contre le prochain, il y a le fait de céder à la « logique » du Mauvais, c'est-à-dire de celui qui « était homicide dès le commencement » (Jn 8, 44), [...]
Après le crime, Dieu intervient pour venger la victime. Face à Dieu qui l'interroge sur le sort d'Abel, Caïn, au lieu de se montrer troublé et de demander pardon, élude la question avec arrogance: « Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère? » (Gn 4, 9). par le mensonge, Caïn cherche à couvrir son crime. [...]
9. Mais Dieu ne peut laisser le crime impuni: du sol sur lequel il a été versé, le sang de la victime exige que Dieu fasse justice (cf. Gn 37, 26; Is 26, 21; Ez 24, 7-8. De ce texte, l'Eglise a tiré l'expression de « péchés qui crient vengeance à la face de Dieu » et elle y a inclus, au premier chef, l'homicide volontaire. [...]
Caïn est maudit par Dieu et aussi par la terre qui lui refusera ses fruits (cf. Gn 4, 11-12). Et il est puni: il habitera dans la steppe et dans le désert. La violence homicide change profondément le cadre de vie de l'homme. La terre, qui était le « jardin d'Eden » (Gn 2, 15), lieu d'abondance, de relations interpersonnelles sereines et d'amitié avec Dieu, devient le « pays de Nod » (Gn 4, 16), lieu de la « misère », de la solitude et de l'éloignement de Dieu. Caïn sera « un errant parcourant la terre » (Gn 4, 14): l'incertitude et l'instabilité l'accompagneront sans cesse.
Toutefois Dieu, toujours Miséricordieux même quand il punit, « mit un signe sur Caïn, afin que le premier venu ne le frappât point » (Gn 4, 15): il lui donne donc un signe distinctif, qui a pour but de ne pas le condamner à être rejeté par les autres hommes mais qui lui permettra d'être protégé et défendu contre ceux qui voudraient le tuer, même pour venger la mort d'Abel. Meurtrier, il garde sa dignité personnelle et Dieu lui-même s'en fait le garant. Et c'est précisément ici que se manifeste le mystère paradoxal de la justice Miséricordieuse de Dieu, ainsi que l'écrit saint Ambroise: « Comme il y avait eu fratricide, c'est-à-dire le plus grand des crimes, au moment où s'introduisit le péché, la loi de la Miséricorde Divine devait immédiatement être étendue; parce que, si le châtiment avait immédiatement frappé le coupable, les hommes, quand ils puniraient, n'auraient pas pu se montrer tolérants ou doux, mais ils auraient immédiatement châtié les coupables. (...)
Dieu repoussa Caïn de sa face et, comme il était rejeté par ses parents, il le relégua comme dans l'exil d'une habitation séparée, parce qu'il était passé de la douceur humaine à la cruauté de la bête sauvage. Toutefois, Dieu ne voulut pas punir le meurtrier par un meurtre, puisqu'il veut amener le pécheur au repentir plutôt qu'à la mort ».
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Acte d'abandon à la Miséricorde Divine de Saint Jean Paul II
Seigneur, voilà plus de soixante-cinq ans
que Tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance,
Tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini.
Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies,
des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé,
des deuils, comme cela arrive à tout le monde.
Avec ta grâce et ton secours,
j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi.
Aujourd’hui je me sens riche de mon expérience
et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour.
Mon âme te chante sa reconnaissance.
Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage
des personnes âgées que Tu éprouves fortement :
elles sont paralysées, handicapées, impotentes
et souvent n’ont plus la force de Te prier,
d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales
et ne peuvent plus T’atteindre à travers leur monde irréel.
Je vois agir ces gens et je me dis : « Si c’était moi ? »
Alors, Seigneur, aujourd’hui même,
tandis que je jouis de la possession
de toutes mes facultés motrices et mentales,
je T’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté,
et dès maintenant je veux que si l’une ou l’autres de ces épreuves m’arrivait,
elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes.
Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce
les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide.
Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau
et anéantir ma lucidité, déjà,
Seigneur, ma soumission est devant Toi
et se poursuivra en une silencieuse adoration.
Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser,
je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre
soit une suite ininterrompue d’actions de grâce
et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour.
Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie,
se présentera devant toi pour chanter tes louanges éternellement.
1985, 20 ans avant sa mort.
source : missionweb.free.fr
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