Messe moderne, règne du "girl-power", où l'homme n'est plus qu'un nabot falot (poème) par Ezio Fortin 2019-08-27 11:01:10 |
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Chers liseurs,
Allez, dernier poème pour cette semaine, plus polémique que le précédent, et qui donc attirera peut-être plus de liseurs, inspiré d'une messe de Pâques de fin avril dans une paroisse urbaine francilienne lambda non bourgeoise, par un chaud temps printanier…
La messe dont il question est bien sûr la moderne, dans laquelle j'ai évolué jusqu'à il y a peu, jusqu'à saturation, après avoir été dans la mouvance de "Pro liturgia", avant de jeter l'éponge, ma conclusion étant qu'intrinsèquement, le nouveau rite appelle le n'importe quoi.
L'idée est que, pour qui sait regarder, la messe est devenu un office féminin, au moins d'esprit, sœur jumelle, mais dans l'extrême inverse, de la prière islamique, où l'Homme écrase la Femme, la liturgie traditionnelle étant elle un juste milieu.
Le monsieur en djellaba ridicule de l'avant-dernier vers est bien sûr malheureusement le prêtre, resté en retrait une bonne partie de l'office.
Le mot "Sabbat" du dernier vers est à prendre au sens d'assemblée de sorcières du moyen-âge.
Pour le sympathique Diouf, sorte d'Orphée africain transposé en Europe des temps modernes, il s'avéra ensuite qu'il était le concubin d'une des dames de l'EAP. Officiellement musulman, il aimait beaucoup l'ambiance sympathique des messes, toutes les vieilles dames étant folles de lui, de sa jeunesse, de sa bonhommie et surtout de son islamicité officielle (dont il n'avait pas l'air très convaincu, paraissant plutôt très relativiste, et amoureux des biens terrestres), si tendance à leurs yeux...
ezio.fortin@protonmail.com
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HOMME A L'OUEST A LA MESSE
Dix minutes avant que l'office commence
J’arrive dans l’église où l’on va célébrer
Le saint jour glori/eux qui vit ressusciter
Le Christ en son tombeau, le « Dieu de ma jouvence ».
Le brouhaha régnant, je vois, sans révérence,
Un guitariste âgé, en short et tongs, entrer
Dans le chœur, pour, depuis l’ambon, faire chanter
Des airs niaiseux fort laids, en battant la cadence.
L’y rejoint, en retard , casquette et boubou, Diouf
Qui, tapant son djembé, emplit de son barouf
La nef où chacun, gauche, agite un bras, béat.
Toute l'heure durant, on ne vit qu’eux comme hommes
Plus un, en djellaba , parmi les dames gnomes,
Bien plus que prêtres-rois perdus en ce Sabbat .
Vendredi 26 août 2016
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