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Réflexions sur la situation politique actuelle ou pourquoi on peut être optimiste par Candidus 2019-08-23 10:10:45 Imprimer Imprimer

Assistons-nous à l'agonie de la civilisation occidentale, à ses derniers soubresauts, ou sommes-nous à l'aube d'une renaissance ? Comment devons-nous interpréter les "printemps nationalistes" qui depuis quelques années s'épanouissent sous diverses formes dans plusieurs pays occidentaux ?

A priori, l'hypothèse de l'agonie semble la plus vraisemblable ; la culture de mort impose partout ses valeurs : avortement, euthanasie, idéologie du genre, revendications LGBTQ(...), multiculturalisme hystérique etc. Le tout couronné ou accompagné par la dérive doctrinale et morale de l'Église catholique, âme de la civilisation occidentale.

Pourtant, à regarder de plus prêt, nous assistons au même moment à une vaste recomposition du paysage moral et politique caractérisée par la mutation du modernisme en postmodernisme.

La modernité se caractérisait par son rationalisme scientifique, sa foi dans le progrès, et son universalisme censés conduire l'humanité à la paix dans l'unité.

La modernité s'identifiait à la philosophie des Lumières, matrice du système politique, économique et social de l'Occident contemporain.

Cette philosophie a permis des succès techniques et scientifiques mais elle est aussi associée d'une manière inhérente au mondialisme et au sécularisme. Cette pensée progressiste est en crise parce qu'elle a aussi enfanté les deux grands totalitarismes du XXème siècle : le communisme et le nazisme. Les "élites" intellectuelles la délaissent de plus en plus au profit du postmodernisme.

Le modernisme, c’était l’esprit subjectiviste mais cohérent, rationnel ; tandis que le post-modernisme a perdu cette cohérence : l'individu juge de tout à partir de lui-même et non plus à partir du réel.

Le postmoderniste étouffe dans le cadre rationnel de la modernité ; il ne se reconnait plus dans la philosophie moderniste qui suppose des valeurs et un ordre universels qui conditionent les progrès scientifiques et moraux.

Le postmoderniste prône le multiculturalisme et le nomadisme. Il n'attend plus le "grand soir", il est revenu de tout, il a perdu la foi dans les capacités de la raison et dans le progrès, son corollaire.

Néanmoins, sur un point, le postmodernisme se place dans l'héritage du modernisme : les disciples des "maîtres du soupçon" restent attachés au modèle économique, aux structures politiques et sociales mondialistes qui tirent leur légitimité de la philosophie des Lumières dans laquelle ils ne se reconnaissent plus. Et c'est là que les difficultés commencent pour eux dans leur confrontation avec les tenants de la "réaction".

En face du modernisme déclinant et du postmodernisme nihiliste se trouve la mouvance réactionnaire : populisme, nationalisme, traditionalisme ; ses ennemis diront plutôt "fascisme", "racisme", "extrême droite", "intégrisme".

Le traditionaliste ne subit pas le handicap des postmodernistes ; il n'est pas dans le paradoxe de vouloir conserver un système dont il récuse la matrice. Il rejette à la fois les structures et les valeurs qui les fondent. Il défend une revitalisation de l'État Nation par le recouvrement de sa souveraineté et une restauration de son intégrité culturelle, voire religieuse. Il considère le mondialisme comme une utopie mortifère.

Pour les postmodernistes, la situation est plus délicate. Pour défendre le régime politique et économique mondialiste dont ils profitent et auquel ils n'ont rien à substituer (les bobos postmodernistes ne craignent rien tant que l'anarchie qui menacerait leurs capitaux et rentes ainsi que l'ordre multiculturaliste), ils n'ont pas de véritables arguments basés sur la raison, puisqu'ils ne croient plus en elle et sont hyper-relativistes, ils n'ont donc pas d'autre solution que de se lancer dans une surenchère intimidatrice et violente qui, ultimement - mais ça commence déjà -, les conduira à s'opposer entre eux dans une hystérie victimaire (nous sommes tous la victime et la minorité opprimée d'un autre, si nous cherchons bien...) et cela finira par ruiner la cause qu'ils défendent.

C'est l'éternelle histoire de la Révolution qui dévore ses enfants ; 1789 qui conduit à 1793, puis en réaction aux désordres et aux excès, qui aboutit à 1802 puis à 1814.

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