Madame de Maintenon par Ewondo 2019-06-19 17:25:53 |
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Château de Versailles
« Actuellement, le château de Versailles propose deux magnifiques expositions sur deux femmes d’exception : Marie Leszczynska, reine de France, ferment de sainteté qui donnera à la chrétienté sainte Louise de France et Madame de Maintenon, la « presque reine » comme l’a si bien défini Alexandre Maral, une vie de contes de fées où une bergère épouse son Prince charmant devenant auprès du roi une éducatrice hors pair.
A l’automne 1683, devant Dieu seulement, Louis XIV et Madame de Maintenon se marient dans le secret de la Cour mais pas dans celui des coeurs. Au printemps suivant, l’appartement versaillais de la « Reine » fait l’objet d’important travaux de décoration. N’oubliant pas ses origines sociales modestes, elle oeuvre à l’éducation des jeunes filles pauvres issues de la Noblesse. Le 15 août 1684, Louis XIV décrète la fondation « d’une maison et communauté où un nombre considérable de jeunes filles (…) soient entretenues gratuitement (…) en sorte qu’après avoir été élevées dans cette communauté, celles qui en sortiront puissent porter dans toutes les provinces de notre royaume des exemples de modestie et de vertu (…) ». En 1686, l’établissement créé par Mansart accueille ses premières pensionnaires, des « filles des gentilshommes tués ou ayant ruiné leur santé et leur fortune pour le service de l’État ».
Dans cet institut public, elles deviendront les « Demoiselles de Saint-Cyr » et Madame de Maintenon l’« Institutrice de la Maison Royale de Saint-Louis. » Elle y valorise les qualités intellectuelles des femmes dans un pays où 86 % d’entre elles demeurent illettrées. Pour la « Reine » : « une jeune fille qui sait 1000 choses par coeur brille plus en compagnie et satisfait plus ses proches que celle dont on a pris soin seulement de former le jugement, qui sait se taire, qui est modeste et retenue et qui paraît jamais pressée de montrer son esprit. » (Aux Dames de Saint-Louis sur l’éducation des Demoiselles). La prière écrite par Madame de Maintenon résume parfaitement son devoir d’état : « Je me présente à Vous aujourd’hui, ô mon Dieu, avec toutes ces jeunes filles qui sont à la suite de la Très Sainte Vierge (...). Je n’ai rien qui ne Vous appartienne.
Mon esprit, mon coeur et mon corps, tous ces biens qui m’environnent et dont je me sers viennent de Vous et sont toujours à Vous. Vous ne me les avez donnés que pour votre gloire, mon salut, le service de l’Eglise, de l’Etat, du roi et, généralement, pour aider au salut de mon prochain. »
À ma connaissance, aucun établissement scolaire porte le nom de Madame de Maintenon, à la différence de Fénelon et de Jean-Jacques Rousseau, des auteurs pourtant ouvertement misogynes, opposés à l’instruction des jeunes filles.
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Pierre.
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