je n'ai lu que la version éditée de votre thèse... par JVJ 2019-04-16 14:50:49 |
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et qui est sur mes rayons.
Les discussions des aménagements laissent peu de traces, sauf quand l'évêque se plaint à l'Etat de sa lenteur et de ses refus ! Ce sont hélas des pièces confidentielles.
Il y a aussi les commissions diocésaines d'art sacré qui, en règle générale, font un mal immense, dans les cathédrales comme dans les petites églises. Il est très facile d'y placer des gens insignifiants ou ceux qui, après quelques stages à l'institut d'art sacré de la Catho de Paris, se prennent pour des liturgistes (ou des dames licenciées en théologie de Strasbourg...).
Le reportage de l'artiste du cardinal est intéressant à titre historique, mais, comme je l'ai souvent dit, fait frémir. Pourquoi toujours choisir un artiste qui ne soit pas croyant ? Il faudrait chercher ce documentaire de KTO.
Dans la relève, il y a Fleur Nabert, outre le vieux (et très apprécié) Goudji que le nouvel évêque de Chartres vient encore de faire travailler.
Pour dire vite, le cardinal a donné à l'Eglise de France, sans l'avoir vu de son vivant, une génération de valeureux évêques solides : Blois, Bourges, Reims, Nanterre, Chartres... Il y eut Dijon auparavant, déjà Blois, Tours,... Ce fut moins réussi à Poitiers...
Le cardinal n'était ni liturgiste ni liturge, mais il a construit du solide et a redressé la barre, créé KTO, soustrait ses séminaristes à des formations surlouches. On ne peut pas tout lui demander. Il en imposait aussi et je le voyais mal faire l'accolade avec Mitterrand et Delanoé...
Les MH et l'Etat freinent des quatre fers pour les changements des choeurs ou les idées loufoques comme les clercs français savent faire, à coup de propagande et de Vatican II cinquante ans après les faits...
Un archevêque de Tours se désavoue même en envoyant son gros caillou (consacré !) pour un nouvel autel ! Je ne peux pas vous donner les lieux exacts, pour garder certaine discrétion, des cathédrales où récemment encore un très solide évêque voulait virer les stalles du choeur ou un archevêque voulait à tout prix mettre son "trône" face à la nef, et non perpendiculairement à elle, face à l'autel. Dans une cathédrale que je connais bien, cela fait trente ans que les évêques (pas l'actuel) et certaine clique veulent enlever le maître-autel offert par Napoléon au nom de la perspective. Dans la presse et dans deux écrits scientifiques, j'ai dit, en me créant bien des ennuis, que cela relevait de la bêtise et de la haine du tabernacle. Le lendemain de mon article, le journaliste s'est empressé de parler de moi en disant "X, que d'aucuns qualifient de traditionaliste". Il aurait écrit "nazi", cela aurait eu le même effet.
Globalement, croyez-moi, l'Etat freine les choses loufoques et met le clergé devant ses finances (les catholiques du progrès sont malgré tout proches de leurs sous...) : vous voulez changez le choeur, ok, mais vous financez les 300 000 euros que cela suppose, car au nom de la Séparation, pas un sou pour le culte. Et cela a le mérite de refroidir l'évêque qui pensait laisser une trace.
Que des aménagements soient laids au possible, c'est indéniable. Le choeur d'Orléans laisse penser qu'on est un Vendredi Saint permanent, avec une branche et trois cailloux au pied du maître-autel totalement abandonné.
La propreté n'est pas le fort des églises françaises.
J'étais la semaine dernière à un office des Bénédictins de Flavigny, on se mirait dans le sol et cela sentait bon l'encens, chemin de croix en allemand gothique... J'ai eu aussi une prière fervente pour les séminaristes de la FSSPX, et les Dominicains qui les y ont précédés. Mais l'église était fermée d'une grille, autre mérite des églises modernes. On n'y rentre pas !
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