Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde 2019-03-24 07:16:59 |
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CHAPITRE VII
De la charité incomparable de la très sainte Vierge
(...) Si l'on demande ce qu'il faut faire pour aimer Dieu, l'on répond, selon l'Évangile, qu'il faut se haïr ; et, pour se haïr, il faut être bien aise dans les voies de la pauvreté, du mépris et de la douleur ; il faut porter sa croix, renoncer à sa propre humeur, ne pas suivre ses inclinations, mortifier les sens intérieurs et extérieurs, et les trois puissances de l'âme, et les mettre dans le rien, afin qu'il n'y ait que Dieu seul.
C'est ce chemin admirable du vénérable Père Jean de la Croix, homme tout séraphique, où il y a cinq fois rien, où l'on ne marche que par le néant. Il ne faut donc jamais mettre sa joie dans aucune chose créée : et la fidélité de l'âme, qui cherche Dieu seul, consiste à ne se chercher jamais avec une entière vue dans toutes ses actions.
C'est ici qu'il faut prendre les véritables marques de l'amour de Dieu, de qui nous nous approchons que par l'éloignement de la créature ; et l'on ne peut trop répéter ces maximes. Où il y a moins de créature, il y a plus de Dieu ; où il n'y a rien de la créature, Dieu seul y est. Oh ! Que bienheureuses donc sont les humiliations, les opprobres, les calomnies, les abandonnements, les pauvretés, puisque tout cela éloigne la créature de nous.
C'est donc Dieu seul qu'il faut aimer, et c'est lui seul qu'il faut aimer dans le cher prochain, premièrement, en ne lui faisant aucun tort en ses biens temporels, comme en lui prenant ou retenant quelque chose qui lui appartient, ou donnant aide et secours à ceux qui lui font quelque injustice.
Secondement, prenant bien garde d'en relever le péché secret, quoique véritable, à moins que ce ne soit au supérieur pour y remédier, et encore lorsqu'il est seul, et non pas en présence d'autres personnes ; car il n'est permis de le dire précisément qu'à ceux qui sont en autorité d'y apporter le remède, si ce n'est d'autres personnes qui y sont encore nécessaires et dont l'on a besoin. À bien plus forte raison ne doit-on pas parler de péchés que l'on ne sait pas être véritables, et que souvent l'on impose ou bien qui sont douteux. Mais la dernière malice est lorsqu'on les invente, ou bien qu'on les publie légèrement sur des rapports incertains : ce qui est une méchanceté de diable plutôt que d'homme.
Il ne faut pas écouter volontiers tous ces gens, ni coopérer à leurs médisances, soit en leur témoignant bon visage, soit en ne les reprenant pas : ce qui est d'obligation à ceux qui ont quelque pouvoir ; et lorsqu'on ne peut pas reprendre, au moins il faut faire voir autant que l'on peut que ces discours ne plaisent pas, et tâcher de les divertir sagement. « Le diable, dit saint François de Sales, est sur la langue de ceux qui parlent, et sur les oreilles de ceux qui les écoutent. » (..)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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