Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde 2019-03-10 22:41:14 |
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CHAPITRE V
De la foi de la très sainte Vierge
(...) Tout ce que l'âme a à faire en cet état, est de ne s'occuper pas volontairement des pensées qui lui arrivent : je dis volontairement, car elle ne peut pas empêcher qu'il ne lui en vienne contre sa volonté ; mais elle doit les laisser anéantir d'elles-mêmes, n'envisageant pas la tentation, bien au contraire, la méprisant, et s'appliquant doucement et sans effort à quelque autre chose, ou, s'il n'est pas en son pouvoir, les souffrant avec patience, sans s'y arrêter avec des réflexions volontaires.
CHAPITRE VI
De l'espérance de la très sainte Vierge
La très-sainte Vierge avait mis si généralement toutes ses espérances en Dieu seul, et elle se confiait si amoureusement en sa divine providence, que jamais le moindre petit mouvement de défiance n'a eu aucune place dans son divin cur, qui est toujours demeuré stable et dans une fermeté inébranlable parmi toutes les tempêtes et orages de la vie présente, espérant contre l'espérance même.
C'est pourquoi saint Bonaventure enseigne que pendant les jours de sa chair, pour parler avec l'Écriture, elle avait des qualités admirables, qui avaient du rapport avec celles des bienheureux, car elle semblait impassible, dit ce saint docteur.
Ce qui lui arrivait par son entière confiance en Dieu seul, ne s'étonnant de rien et s'élevant courageusement au-dessus de toutes les afflictions qu'elle souffrait. Dans le temps de la passion de son Fils bien-aimé, les disciples voyant les ignominies de la croix, entrèrent dans le découragement ; mais cette Mère de la belle dilection, comme le remarque sainte Mechthilde au livre 1er de ses Révélations, chapitre 56, pendant que toutes les créatures étaient dans une consternation générale, elle seule demeurait immobile avec la divinité, étant très intimement unie à celui qui porte pour une de ses qualités : qu'il est le Dieu qui ne change point.
« De là vient, dit saint Ambroise, que, lorsque l'Écriture nous déclare (Joan, XIX, 25) que le monde fut ébranlé, que le soleil retira ses lumières, que la terre se vit couverte de ténèbres, elle assure que Marie, la Mère du Seigneur, était debout auprès de la croix de son Fils.
Elle pouvait donc dire que si elle était noire par la douleur extrême qu'elle portait sur le Calvaire, elle ne laissait pas d'être belle par la fermeté de son espérance. » (...)
Source : Livres-mystiques.com
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ami de la Miséricorde
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