Méditation avec "Dieu seul" du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde 2019-02-05 21:45:00 |
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CHAPITRE X
Le sujet précédent est continué
(...) C'est ainsi que sont honorés les serviteurs de cette grande reine ; c'est ainsi qu'elle rend leur mort précieuse aux yeux de Dieu, des anges et des hommes.
Marie est donc la mère de nos plus douces espérances ; c'est en elle, comme le chante l'Église, que se rencontrent tous les sujets d'espérer le salut et la vie éternelle, et l'on peut appliquer avec bien de la justice à sa véritable dévotion ces paroles de l'Écriture : Toute sorte de biens me sont venus avec elle. (Sap. VII, 11)
L'âme qui l'honore sincèrement n'a rien à craindre et a tout sujet d'espérer ; ses dévots doivent se faire quittes de leurs scrupules et mettre bas toutes leurs inquiétudes.
Pourquoi leur âme est-elle triste ? Pourquoi est-elle troublée ? Qu'ils espèrent en ses Miséricordes et qu'ils sachent ce que dit saint Anselme : qu'il n'est pas possible de périr sous son aimable protection ; qu'ils sachent, selon le témoignage de l'Église même, que son esprit est plus doux que le miel, et qu'il n'y a que des grâces et des faveurs à attendre dans son service.
C'est un avant-goût de la félicité du ciel que d'être à elle ; c'est commencer, dès cette vie, la vie des bienheureux. Aussi est-elle appelée par les saints un paradis de délices, le paradis de la terre.
Et saint Jean Damascène la nomme une mer de joie. Mais si tous ceux qui prennent bien sa dévotion peuvent légitimement aspirer à ces privilèges, ses esclaves y ont des droits particuliers ; et l'on peut dire d'eux ces paroles de l'Évangile (Matth. XIX, 50) : Ce sont des derniers qui deviennent les premiers.
Des derniers, par les fers dont ils se chargent, par la servitude qu'ils professent, qui méritent, par leurs abaissements, d'être élevés aux premières places de la gloire.
Autrefois Aristote enseignait que le serviteur était une partie animée du maître, mais le Saint-Esprit, en l'Ecclésiastique (XXXIII, 31), nous apprend que, lorsqu'il est fidèle, il doit être traité en frère et comme notre propre âme.
Non, nous n'avons point à douter que la divine Marie ne soit la meilleure maîtresse qui fut et qui sera jamais, et qu'elle ne nous considère, comme le Saint-Esprit, son époux, le demande.
Nous voilà donc bienheureux et infiniment bienheureux, et les sujets que nous avons de nous consoler et de nous réjouir peuvent bien être admirés, mais c'est ce quon ne peut exprimer.
Ce que nous pouvons dire, est qu'il est bien doux de vivre au service de Marie, et encore plus doux d'y mourir. Ô mon Dieu ! Quelle consolation, à la mort, de l'avoir servie avec fidélité, et quel étonnement, dans l'éternité, des biens, privilèges et faveurs incroyables qui sont attachés à sa véritable dévotion. (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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