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Ne nous laissons pas refroidir ! par Abbé Néri 2019-01-09 14:24:09 Imprimer Imprimer

Il y a un moyen excellent d’échapper à la grisaille du monde, il suffit de se laisser porter par la liturgie. Ainsi les textes qu’on trouve dans les offices de l’octave de l’Epiphanie nous permettent de prolonger le bienfait de la solennité. Parmi ceux d’aujourd’hui nous pouvons méditer cet extrait du Pape Saint Léon :

« Nous venons de célébrer l’heureux jour où la Vierge sans tache mit au monde le Sauveur du genre humain : la solennité vénérable de l’Épiphanie nous apporte maintenant, mes très chers frères, une continuation de joies. »

Comme on peut le voir le saint pontife donne le ton à garder :

« Ces deux fêtes qui se suivent de si près, et qui nous représentent des mystères dont l’un est comme la suite de l’autre, ne nous permettent point de laisser refroidir la vivacité de notre allégresse, et la ferveur de notre foi. »

Puissions-nous en effet ne pas nous laisser refroidir !

« Car c’est en vue du salut de tous les hommes, que l’enfance du médiateur entre Dieu et les hommes était déjà manifestée au monde entier, alors qu’elle demeurait encore renfermée dans une petite bourgade.

En effet, bien que le Sauveur eût choisi le peuple d’Israël et une seule famille de ce peuple pour y prendre la nature de l’humanité entière, il ne voulut cependant pas que les débuts de son apparition sur la terre demeurassent cachés dans les bornes étroites de l’habitation maternelle ; mais décida d’être promptement connu de tous, ayant daigné naître pour tous. »

Et, d’une manière simple explique la manifestation du bienfait universel :

« Une étoile d’un éclat tout nouveau apparut donc en Orient à trois Mages : plus belle et plus brillante que les autres astres, elle attirait les regards, elle excitait facilement l’attention, et l’on comprenait aussitôt qu’une apparition si extraordinaire devait avoir quelque signification.

Celui qui avait donné ce signe au monde, ouvrit l’intelligence de ceux qui le contemplaient ; ce qu’il fit comprendre, il le fit chercher ; et, étant alors recherché, il s’offrit lui-même à être trouvé. »

Cette réflexion du saint pontife nous livre une vérité qui met en relief les avantages de toute contemplation des divins mystères.

« Trois hommes se mettent en chemin sous la conduite de cette lumière céleste ; les yeux fixés sur l’astre qui les précède et suivant la route qu’il leur trace, ils sont amenés par la splendeur de la grâce, à la connaissance de la vérité. »

Et, voire dans ceux qui furent les prémices des nations appelées à la foi, le chemin de la conversion.

« Sous l’impression d’un sentiment que leur suggérait la raison humaine, ils s’imaginèrent qu’il fallait chercher dans la cité royale, le Roi nouveau-né ; mais celui qui avait pris la forme du serviteur, et qui était venu non pour juger, mais pour être jugé, préféra Bethléem pour sa naissance, Jérusalem pour sa passion. »

Ainsi il conclut cette brève exhortation par un rapprochement entre la crèche et la croix.

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