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Splendeur du Sacerdoce du Christ
par Abbé Néri 2018-11-20 19:11:38
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Dans ce temps où le sacerdoce catholique est si décrié il est profitable de remonter à sa source pour admirer sa valeur et rappeler son importance pour le salut de l’humanité.

Cette source n’est pas autre que le sacerdoce du Christ lui-même. Et, ce sacerdoce a une telle splendeur que celui qui le contemple ne peut qu’admirer sa beauté.

C’est le propre de la splendeur que d’émettre une grande clarté et de vives lueurs.

Une grande clarté

Cette clarté éclate dans l’office propre du prêtre comme le dit bien à propos saint Thomas :

« L'office propre du prêtre est d'être médiateur entre Dieu et le peuple en tant qu'il transmet au peuple les biens divins, d'où son nom de sacer-dos, c'est-à-dire sacra dans : "qui donne les choses saintes "

Le prêtre est médiateur en tant qu'il offre à Dieu les prières du peuple et satisfait à Dieu en quelque manière pour les péchés ; de là cette parole (He 5, 1) :

"Tout grand prêtre, pris d'entre les hommes, est établi en faveur des hommes dans ce qui a rapport à Dieu, afin d'offrir des oblations et des sacrifices pour les péchés."

Or cela convient parfaitement au Christ. Par lui en effet, les dons de Dieu sont transmis aux hommes, selon S. Pierre (2 P 1, 4) :

"Par lui nous avons été mis en possession de grandes et précieuses promesses, afin de devenir ainsi participants de la nature divine."

De même le Christ a réconcilié avec Dieu le genre humain, comme il est écrit aux Colossiens (1, 19) :

"Il a plu à Dieu de faire habiter en lui toute la Plénitude, et par lui de tout se réconcilier."

Mais dans cet office de médiation le Christ offre à son Père un sacrifice digne de Lui. C’est que dit saint Paul dans son épître aux éphésiens :

"Le Christ nous a aimés et s'est livré pour nous en oblation et en victime d'agréable odeur." (5 ;2)

Selon le docteur angélique l'homme a besoin du sacrifice pour trois motifs :

1° Pour la rémission du péché qui le détourne de Dieu ; c'est pourquoi l'Apôtre dit (He 5, 1) qu'il appartient au prêtre " d'offrir des dons et des sacrifices pour les péchés".

2° Pour que l'homme se maintienne dans l'état de grâce et d'union à Dieu en qui se trouvent sa paix et son salut. De là, dans l'ancienne loi, l'immolation de la victime pacifique pour le salut de ceux qui l'offraient, prescrit par le Lévitique (chap. 3).

3° Pour que l'esprit de l'homme soit parfaitement uni à Dieu, ce qui se réalisera dans la gloire. C'est pourquoi, dans l'ancienne loi, on offrait l'holocauste où tout était brûlé, comme dit encore le Lévitique (chap. 1).

Or, selon le même docteur tous ces bienfaits nous sont venus à travers l'humanité du Christ. Par elle, en effet, nos péchés ont été effacés, selon l'épître aux Romains (4, 25) :

"Il s'est livré pour nos péchés."

Par le Christ encore nous recevons la grâce qui nous sauve, comme dit l'épître aux Hébreux (5, 9) :

"Il est devenu pour tous ceux qui lui obéissent principe de salut éternel."

Par lui enfin nous obtenons la perfection de la gloire, car, dit l'épître aux Hébreux (10, 19) :

"Voici que nous possédons, par le sang de Jésus, l'accès assuré dans le sanctuaire", c'est-à-dire dans la gloire céleste.

Ainsi le Christ, en tant qu'homme, fut donc non seulement prêtre, mais victime parfaite, étant à la fois victime pour le péché, victime pacifique, et holocauste.

Son Sacerdoce a une beauté pleine de puissance et de majesté.

L'Apôtre écrit (He 9, 14) " Le sang du Christ qui, par l'Esprit Saint s'est offert lui-même sans tache à Dieu, purifiera nos consciences des œuvres mortes pour servir le Dieu vivant."

Or les œuvres mortes sont les péchés. C'est donc que le sacerdoce du Christ a la puissance de purifier les péchés.

Deux choses sont nécessaires à la purification parfaite des péchés, dit saint Thomas, en tant qu'il y a deux éléments à considérer dans le péché :

La tache de la faute et l'obligation à la peine.

La tache de la faute est enlevée par la grâce qui tourne le cœur du pécheur vers Dieu.

L'obligation à la peine disparaît du fait que l'homme satisfait à Dieu.

Or ces deux effets sont réalisés par le sacerdoce du Christ.

Par la vertu de ce sacerdoce la grâce nous est donnée et nos cœurs sont tournés vers Dieu, selon l'épître aux Romains (3, 24) :

"Tous sont justifiés gratuitement par sa grâce, en vertu de la rédemption qui est dans le Christ Jésus, que Dieu a établi d'avance comme moyen de propitiation par la foi en son sang."

De plus, le Christ a pleinement satisfait pour nous, car " il s'est chargé de nos infirmités et il a porté nos douleurs " (Is 53, 4).

Il est donc bien évident que le sacerdoce du Christ à pleine puissance pour expier les péchés. Quant au sacrifice quotidien qui est offert dans l'Église, il n'est pas un sacrifice différent de celui du Christ, mais il en est la communication. C'est pourquoi S. Augustin écrit :

"Le Christ est le prêtre qui offre, et il est lui-même l'oblation ; et de cette offrande et de cette oblation, il a voulu que le sacrifice de l'Église soit le sacrement quotidien."

Telle est la grandeur du sacerdoce qui du Christ se communique à ses ministres par le pouvoir d’ordre.

Mais le pouvoir d’Ordre n’a pas seulement la vertu et la propriété de consacrer l’Eucharistie ; il prépare encore les cœurs à recevoir ce Sacrement, il les en rend dignes, et, en général, il s’étend à tout ce qui peut avoir quelque rapport avec l’Eucharistie.

C’est pourquoi dans le catéchisme du Concile de Trente on lit :

« C’est Notre-Seigneur Jésus-Christ qui, possédant le pouvoir de conférer la grâce et de remettre les péchés, a laissé à son Eglise ce même pouvoir, en le limitant il est vrai dans son exercice, et en l’attachant aux Sacrements.

C’est pour exercer ce pouvoir que des Ministres particuliers ont été institués et consacrés avec des Cérémonies solennelles.

Cette consécration a reçu le nom de sacrement de l’Ordre ou de sainte Ordination. Et si les saints Pères ont cru devoir employer cette expression dont la signification est très étendue, c’est que précisément ils voulaient faire mieux apprécier la dignité et l’excellence des ministres de Dieu. »


Cf. Les explications de saint Thomas se trouvent dans sa Somme Théologique III pars, q. 22 articles 1 à 3.


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