Messages récents | Retour à la liste des messages | Rechercher
Afficher la discussion

Bientôt une Basilique Notre-Dame de Nsimalen ?
par Ewondo 2018-11-07 18:50:55
Imprimer Imprimer

NSIMALEN





Ce nom à la douce consonnance est celui d'un village où se trouve l'aéroport international de Yaoundé, capitale politique du Cameroun Nsimalen. Ce doux nom est celui de l'aéroport international de Yaoundé où l’on arrive de Paris en 6h30 de vol direct franchissant le Sahara pour rejoindre l'Afrique équatoriale


Très bonne surprise à bord, retrouver une amie de bac à sable, Bretonne de Nkongsamba repartant comme moi dans son pays natal, quitté voici quarante ans … le temps d’une traversée du désert ! Au-dessus du Sahara, il fait visiblement très soif ! (50 °C au sol, mais -50°C en altitude !)

Puis on survole le Hoggar, Tamanrasset en pensant au père de Foucault




Source de la troisième image : La Porte Latine



Le somptueux chapeau de Madame Biya, Première Dame née Chantal Vigouroux et du pays des Mboo a été créé par une modiste de haute couture camerounaise, cours de l’Intendance, à Yaoundé, le « Faubourg Saint Honoré de la capitale, si si !


Ce qui m'a été totalement occulté pendant cette visite est que Nsimalen est aussi le "Lourdes" de Yaoundé où la Sainte Vierge est apparue et lieu de nombreux miracles, et aujourd'hui le lieu d'innombrables et fervents pèlerinages :





De pèlerinage à Yaoundé, je n’en ai connu à la très catholique (à l’époque) capitale du Cameroun, que deux, au demeurant très modestes en affluence : celui de la colline de Mvolyé et celui du mont Fébé :



L’église de Mvolyé, érigée par les Allemands en 1906 et en dessous, la nouvelle basilique mineure Marie Reine des Apôtres. Construite sur douze piliers, le nombre des Apôtres, en bois bubinga ( également nommé mahogany en Pidgin English ou acajou en français, bois abondant et le plus résistant aux intempéries – chez nous la niche du chien était en acajou pour cette raison !).

Cette basilique ressemble beaucoup à l’intérieur à l’église Sainte-Jeanne d’Arc de Rouen. Le Saint père Benoît XVI y a célébré une messe lors de son voyage au Cameroun. Elle a remplacé la basilique mineure de Mvolyé où en aôut 1940 a été célébré le premier Te Deum de la France Libre en présence du Général Leclerc, qui avait libéré Douala au début du mois sans un coup de feu, avec 13 hommes venus au petit matin du Cameroun britannique en pirogues ... Le Général De Gaulle y assistait également. Au Cameroun, le souvenir du Général Leclerc est très présent : Monument de la France Libre et Lycée Général-Leclerc de Yaoundé (ou j’ai fait quelques humanités), boulevard Général Leclerc à Douala longeant le fleuve Wouri, le monument au Général Leclerc et à la Deuxième DB de Douala … etc.



Le mur du fond est une mosaïque en noir et blanc, peu visible sur cette photo, représentant l’épopée de le Deuxième DB de Douala à Paris.

Au mont Fébé, c’est le Rocher de la Vierge qui attire beaucoup de fidèles, par un sympathique pèlerinage en vélo tous les dimanche, avec le tour de la montagne, côte fort rude au demeurant et je l’ai souvent montée à vélo quand j’étais adolescent. Juste au-dessus de cet énorme rocher (la statue est plus grande que la taille humaine) se trouve la très grande ambassade de l’Ordre de Malte qui possède de très grandes exploitations dans l’ouest du pays. L’origine de ce rocher reste obscure et le BRGM français l’étudie.Une météorite peut-être tombée à très grande vitesse puis dégagée par l’érosion ou la projection d’une énorme éruption du Mont Cameroun (le Char des Dieux des explorateurs carthaginois) ? Photo également du monastère bénédictin avec le riche musée du père Luitfrid Marfurt sur ce même mont :



Qu’en est-il de la reconnaissance de ces apparitions et de ces miracles à Nsimalen par l’Eglise Catholique ? Premier élément de réponse :

Reconnaissance par l'Eglise des apparitions de Nsimalen



L’église Saint-Pierre et Saint-Paul de Nsimalen est trop petite pour accueillir tous ces pèlerins. Voici la prière pour la construction d’un nouveau sanctuaire (en français).

A dzoë Esia, ai Mon, ai Mfufub Nsisim. Amen (Signe de croix en ewondo).

Seigneur notre Dieu, toi qui as choisi de demeurer au milieu de ton peuple et as donné la grâce aux hommes de te bâtir un temple qui soit le lieu du séjour de ta gloire, je te rends grâce pour ce lieu saint où le ciel s’est ouvert pour nous rendre participants des faveurs divines

Je m’engage en présence de la cour céleste et de ma communauté de foi à être, par ta grâce, une pierre vivante pour la construction du sanctuaire marial de Nsimalen.

Pour la gloire de ton nom, l’éclat de ton règne et l’honneur de la vierge Marie, ma tendre mère, je te promets d’offrir tout ce que je suis et tout ce que j’ai à la réalisation de l’édification spirituelle et matérielle de ce sanctuaire. Et vivement, qu’en siégeant en plein cœur de ce sanctuaire, avant-goût du sanctuaire céleste, tu m’accordes de partager déjà sur cette terre les merveilles incomparables de ton Royaume. Par Jésus le Christ notre Seigneur.

Les apparitions :

Apparition 1

Apparition 2

A LA DECOUVERTE DES TRESORS DE NSIMALEN

À la question de savoir qu’est ce qui fait courir les chrétiens catholiques, non chrétiens au point d’en devenir les destinations privilégiées de la plupart des pèlerins venant d’au moins quatre des cinq continents, qu’est ce qui attire tant de visiteurs/ dévots au point d’apprivoiser ces lieux et de s’autochtoniser quasi définitivement ? A ces questions, nous pourrions répondre comme suit :

Cinq trésors, piliers, points focaux peuvent susciter l’intérêt chez les pèlerins.



1) Parvis de l’église paroissiale Saints Pierre et Paul

C’est ici que le 13 Mai 1986, une femme vêtue de splendeur, couronnée de 12 étoiles et sur son bras droit un chapelet … apparut aux enfants de l’école primaire catholique (à deux pas de l’église ), alors en pleine récréation, dont sept particulièrement d’abord : Adèle…, Vincent, Godfroy, Zacharie, Jacqueline…Cette dernière (âgée de 7ans , muette de naissance) qui, assise au parvis de l’Eglise s’exclama en pleine extase « Maria, Maria, Maria ». Elle appela Jacqueline par son nom et lui demanda comment elle allait.



2) Chapiteau/ Sanctuaire / Shine

Sous la poussée des jets de cailloux des enfants, vis à vis d’elle, la femme que Jacqueline appelle alors « Maria » vient se poser sur un important arbre « akondog », sur la souche duquel est bâti le chapiteau actuel, lieu de la célébration des Saints mystères du Christ et de l’église. L’ « akondog » s’était desséché suite à une exploitation de ses racines et de ses écorces, de son tronc et de ses feuilles. Il subsiste tout de même au presbytère, quelques reliques dudit arbre abattu trois ans plus tard : 1989 ; Marie séjourna ici pendant neuf jours et neuf nuits, honorée par une vénération prodigieuse merveilleuse, et exceptionnelle.



3) Autel du calvaire de notre seigneur jésus christ

Ici, l’on trouvait l’arbre semblable à celui au sommet duquel se tenait la Vierge Marie. L’on pensait que s’était plutôt sur cet arbre là qu’elle était placée. Pour surmonter définitivement cette illusion visuelle, certaines gens à la moralité et à la foi douteuse décidèrent secrètement de leur propre chef, d’abattre l’arbre. Malheureusement pour eux, la vierge reste présente, tenue sur l’arbre « akondog » et non pas sur le gros arbre abattu. C’est ainsi que nous concluons le chemin de croix qui commence depuis les escaliers de l’entrée principale de sanctuaire



4) Puits Marial

En obéissance à l’invitation de la Vierge Marie, à elle apparue le 12 /01/1991, Anne Marie MBALLA s’astreindra, à compter de cette date là à 9 jours de pénitence mensuelle. Et le 12 /05/1991 à 3h00, la Vierge lui aurait dit : « que donnerais –tu à mes enfants cet anniversaire » ? Dans sa crainte et son tremblement elle reçoit le message suivant : « voici donc ce que désirent mes enfants, ne plus boire de l’eau du marécage. Ils boivent désormais del’eau potable ». Dans un songe, Anne Marie MBALLA, accompagnée d’une certaine Yvonne, (compagne de prière) dont elle tient la robe, auraient été promenées par la Vierge Marie dans la brousse en contrebas du lieu de l’apparition prés censé. Et devant elles, elle leurs dit : là où je vais m’arrêter, c’est là où on va creuser la source. Cette source sera appelée la source de délivrance. Mes enfants ne boiront plus l’eau du marécage. Des pèlerins vont creuser le sol, conformément à la révélation reçue. Non sans avoir abattu des arbustes et désherbé cet endroit sacré. Trois jours de pioche auraient suffit pour que l’eau jaillisse de la colline. A la fin du travail, la Vierge leur avait demandé de repartir faire pénitence au terme de laquelle ils/elles devaient trouver la source déjà potable.

L’on peut par ailleurs comprendre pourquoi il est recommandé de faire la liturgie de Notre Dame de la délivrance avant de puiser à ce puits marial. Cet endroit reste le point d’attraction n°2 après le chapiteau où de nombreux fidèles y vont jour et nuit pour recevoir de l’eau matérielle pour la vie et la délivrance (puits marial) et de l’eau spirituelle (Saint Sacrement dans le tabernacle exposé au chapiteau, lieu dit du séjour de 9 Jours)

5) Piscine Mariale de purification

Autrefois, une petite rivière, la piscine est devenue un étang d’eau à la couleur trouble grâce au travail de nos prédécesseurs, notamment Abbé Jean Bertrand Mengue Awondo. Autrefois, on s’y baignait à satiété, à volonté sans mesure. Or Saint Thomas d’Aquin affirme : « In ledia stat virtus » : la vertu se trouve au milieu (dans le juste milieu). Originellement, cette piscine est révélée aux amis de Marie, particulièrement à Mme Gertrude Avang. Celle-ci va plonger initialement un petit enfant un vendredi, celui-ci s’en trouvera guéri. Avec la montée exponentielle des croyants, des pèlerins et des dévots, les bains dans la piscine sont devenus spirituels et particulièrement liturgiques. Par conséquent, un rituel liturgique pour les bains des fidèles a été établi. Il est utilisé uniquement par les prêtres qui sont les seuls à plonger exclusivement, à y plonger les dévots. La plongée est trinitaire. Des foules tous les jours accourent de partout pour se faire plonger. Plusieurs raisons les animent : quête du désenvoutement, de désintoxication, désensorcellement, purification, sanction, (souvent post sacrement de réconciliation normalement de désempoisonnement, de rupture des biens maléfiques. Plusieurs religieux et laïcs y ont trouvé réconfort et satisfaction.

C’est par une pénitence des marécages le vendredi par tous, que cette piscine surgit du sol. En ses débuts, plusieurs serpents ont été neutralisés, puis tués, sans qu’ils ne constituent à proprement parler un danger pour les pénitents.

C’était un petit voyage de tourisme religieux que je vous propose pour nous échapper de la sinistrose pédérastique ambiante.

Pierre.

     

Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !


  Envoyer ce message à un ami


 Bientôt une Basilique Notre-Dame de Nsimalen ? par Ewondo  (2018-11-07 18:50:55)
      Communion à genoux et sur la langue par Ewondo  (2018-11-07 20:26:34)
      Quand la FSSPX et l'ICRSP par Ewondo  (2018-11-08 10:09:06)
          Anecdote amusante sur un autre président musulman par Ewondo  (2018-11-08 11:37:25)


230 liseurs actuellement sur le forum
Mentions Légales
[Valid RSS]