Abus du spirituel sur le temporel par PEB 2018-09-13 18:15:31 |
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François se la joue à la saint Grégoire VII. Or, sur cette triste matière, le pouvoir spirituel n'a que peu à dire sinon que:
1. Le droit pénal est un moyen de réguler la violence.
2. Les peines doivent être légales et la culpabilité ressortir d'une instruction soignée qui doit être validée par une autorité légitime.
3. L'infraction résulte d'un échec personnel sur lequel on n'a aucune raison de se réjouir.
4. La peine ne pourra jamais effacer la faute mais peut être l'occasion d'un chemin de conversion.
5. Les justiciables, tout comme les proches des victimes, peuvent et doivent pouvoir bénéficier d'une écoute attentive et d'un accompagnement spirituel. La prière de l’Église n'est, en principe, jamais refusée.
6. L'exécution d'une peine n'est donc réjouissante pour personne.
Sur le niveau de la peine, il s'agit d'un choix de société, dont le clergé n'a pas à s'en mêler outre mesure. La peine de mort est une possibilité. Une nation a le droit de refuser d'aller jusque là. Mais, un autre peuple peut avoir d'autres options, tant que l'intensité de la peine correspond à une atrocité objective: pour la défense légitime de la communauté ou pour frapper les imaginations à des fins d'ordre public.
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