Le Nonce en Suisse fait l'éloge de la messe traditionnelle par Chicoutimi 2018-08-23 08:56:01 |
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Le Nonce Apostolique en Suisse, Mgr Thomas E. Gullickson, a fait l'éloge de la forme extraordinaire du rite romain le 5 août dernier alors qu'il célébrait une messe pontificale traditionnelle. Ce prélat est très intéressant. On peut le suivre sur son compte Twitter et consulter son blogue.
Un bref résumé de ce sermon a été publié sur Gloria.tv
Après avoir lu le texte en entier (qui est en anglais), j'ai fait une petite traduction (très imparfaite) de ce sermon concernant l'éloge de la messe traditionnelle. En espérant que d'autres, qui maîtrisent davantage la traduction de l'anglais, procèdent à la traduction de ce sermon que voici:
''À 24 heures de distance, et toujours en pleine réflexion sur ma dernière célébration du Vetus Ordo, je souhaite vous faire part de quelques réflexions sur une question qui a été prioritaire dans mon esprit et mon cœur pendant presque une année et qui est devenu plus intensif, et honnêtement pas sans une certaine urgence. Le problème est celui de la révérence dans la liturgie, d'autant plus que les bons catholiques, tant les prêtres que le peuple, répondraient que cela est lié au Novus Ordo.
La messe pontificale d'hier au faldistoire a été spéciale pour moi pour plusieurs raisons. C'était ma première Messe Vetus Ordo Pontificale dans mon diocèse de Sioux Falls. L'église paroissiale de St. Mary's, à Salem, bien que je n'ai pas de parents dans la ville, a toujours été un point de repère à la campagne pour moi, lorsque petit enfant je montais en voiture à la ferme des grands-parents non loin de là dans le comté voisin. Et dans le voisinage, à l'époque, tous les oncles de mon père avaient aussi leurs fermes (aujourd'hui c'est seulement un souvenir, mais St. Mary marque toujours la route!). Ici aussi, comme dans mes autres expériences Vetus Ordo en Suisse, je me suis senti très porté par la liturgie et par les séminaristes et les jeunes qui, avec leur curé, avaient si soigneusement préparé cette messe votive du premier samedi au Cœur Immaculé de Marie avec commémoration de saint Dominique.
La révérence dans le culte est-elle quelque chose d'urgent à réclamer pour le Novus Ordo, et est-ce présent à l'esprit des gens de bonne volonté en général? Oui, je pense que ce sujet est celui qui résonne le plus partout dans le monde anglophone et bien au-delà. Lors d'une conférence que j'ai donnée en mars dernier à Knock, en Irlande, on m'a demandé d'aborder ce sujet en lien avec la spiritualité sacerdotale pour le clergé séculier. That is sort of where I began formulating the notion that exhorting to reverence as such is a no-starter, in the sense that it evidently must not be inherent in the Novus Ordo and, hence, must be striven for albeit in vain.
Peut-être devrions-nous définir la révérence. Cela pourrait être beaucoup de choses, parmi lesquelles ce sentiment de crainte qui accompagne une conscience claire de la présence du Tout-Puissant. Dans un sens classique, c'est une disposition habituelle du Vetus Ordo. Mais la révérence ne semble pas être une seconde nature pour le Novus Ordo. Je pense pouvoir dire cela, car si vous n'avez jamais rencontré d'abus liturgique ou simplement de banalité avec le Novus Ordo, vous pouvez trouver une abondante documentation sur YouTube à ce sujet. Attention. Je ne dit pas qu'à l'époque du Concile, avant, pendant et après, je n'ai jamais vu un prêtre irrévérencieux dans la célébration de la Messe des âges, parce que je l'ai vu. Exhorter à la révérence, et surveiller les servants d'autel tapageurs fait partie de l'ensemble, peut-être depuis toujours. C'est juste une incongruité ou un choc si on le rencontre dans le Vetus Ordo. L'irrévérence dans le contexte du Vetus Ordo est tout simplement une énormité indéfendable. Lorsque les marionnettes et les danseurs se pointent, vous n'avez tout simplement pas cette capacité de pleurer au scandale dans un contexte Novus Ordo.
Laissons cependant les situations d'abus de côté et discutons de la structure et des gestes qui, pour le Vetus Ordo, sont magnifiquement délibérés et réfléchis. Maintenant, vous pourriez dire: "Archevêque! Le Vetus Ordo n'est pas dans vos habitudes. C'est de la nouveauté complète pour vous! Si vous célébriez chaque jour le Vetus Ordo, et cela pendant des années, vous deviendriez émoussé par ses signes et ses gestes! " Peut-être, mais je suppose que pour le moment je voudrais me risquer d'évoquer la situation de Novus Ordo qui semble seulement se sauver dans les paroisses où le prêtre est prêt à donner son sang pour obtenir que le Novus Ordo soit correcte et former son peuple pour que celui-ci fasse partie de cet effort... Mais il travaille toujours à partir d'un désavantage structurel et conceptuel, cependant. Par exemple, le Canon romain / Première prière eucharistique n'est pas la même entre les deux formes; la forme du Novus Ordo a été entravée de différentes manières. C'est en partie ce qui sous-tend mon insistance sur le fait que nous avons besoin d'une restauration liturgique, d'une remise à zéro, afin de réclamer la possibilité d'un développement organique de notre patrimoine inestimable. Nous devons retourner à l'oeuvre de Dieu et reléguer le catéchisme à la salle de classe un autre jour et à une autre heure de la semaine.
Il est juste de dire que vous ne pouvez pas programmer le sens de la présence de Dieu à travers les mots et les gestes. Là encore, programmer ou automatiser la chose n’est pas la question, mais plutôt bannir l’arbitraire et le discursif en faveur de ce qui est toujours et partout bon, vrai et beau. À ce moment-ci, le plus grand obstacle à une restauration liturgique serait la résignation de la plupart des prêtres et des gens à notre patrimoine vernaculaire de plus de 50 ans. En un sens, c’est ce que nous avons et nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à nous en occuper dans l’espoir d’atteindre quelque chose de mieux. Les gens hésitent à l’idée même d’abandonner le familier pour quelque chose dont ils ont l’impression que cela a été jeté par-dessus bord. Nous sommes liés à une notion du progrès, ou à un paradigme évolutif, qui nie qu'il y a quelque chose de mieux, c'est-à-dire notre patrimoine millénaire, encore très présent et vibrant, même relégué à certains avant-postes et à l'enthousiasme d'une jeune minorité catholique en exercice.
Je vis dans l'espoir de la restauration en matière liturgique et je l'attache à un renouveau de la vie familiale catholique.''
Source
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