Les saintes voies de la Croix du Vénérable Mr Henri-Marie Boudon par ami de la Miséricorde 2018-08-17 23:11:57 |
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CHAPITRE IV
Qu'il faut nécessairement marcher par la voie de la croix
(...) Il est bien juste : et quel moyen de faire autrement, puisque nous avons encore le très grand honneur, honneur inconcevable, d'être ses membres ? Comment le chef ira-t-il d'un côté, et les membres de l'autre ?
Vous voyez bien, vous qui lisez ceci, que cela est impossible, à moins que les membres ne se séparent de leur chef : en ce cas, ce seront des membres sans vie, morts et pourris, qui ne seront plus propres qu'à être jetés dans les feux de l'enfer. Disons ici, faisant réflexion sur cette vérité : Hélas ! À quoi pensons-nous, quand nous pensons à ne pas souffrir ?
C'est vouloir l'impossible, et voilà la plus haute folie du monde. Oh ! Que c'est donc avec grande justice que notre maître s'écrie en saint Luc : Celui qui ne porte pas sa croix après moi ne peut pas être mon disciple. (Luc. XIV, 27). Pesez bien ces paroles : Ne peut pas être. Il ne dit pas : Il aura de la difficulté à l'être, mais il ne le peut.
Voilà donc le grand sujet de la doctrine de la croix, que Notre-Seigneur prêchait à tous les peuples, Il ne leur découvrait pas tous les mystères du règne de Dieu, et quoiqu'il en donnât la connaissance à ses disciples, comme il le témoigne, il y avait cependant plusieurs choses, comme il assure, qu'il ne leur disait pas, parce qu'ils n'y étaient pas encore disposés. Mais, pour la doctrine de la croix, il la prêchait autrement, sans aucune remise et sans aucun retardement.
Ô prudence humaine, que deviens-tu ici ? Ne semblait-il pas qu'il fallait attendre que ce peuple grossier, à qui notre bon Sauveur parlait, fût plus disposé ? Si ce divin maître réservait de certaines choses à dire, même à ses disciples, après la venue du Saint-Esprit, y avait-il rien en apparence qui ne méritât plus qu'une doctrine si sévère, et en ce temps presque inouïe, et à l'égard d'un peuple tout charnel ? D'autant plus que ce peuple, au lieu d'en faire un bon usage, s'en scandalisait, en murmurait jusque-là que quelques-uns voulurent précipiter du haut d'une montagne ce divin Naître qui l'enseignait, et ses proches le voulurent garrotter, disant que c'était un furieux. Pourquoi prêcher une doctrine qui a de telles suites ?
Cependant il en parlait tout haut publiquement et à découvert, et il disait à tous : Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il porte sa croix. (Matth. XVI, 24) Il le disait à tous, à ses disciples et aux peuples les plus grossiers ; et il en parle si généralement qu'il n'y met aucune exception. Si quelqu'un veut venir après moi, c'est-à-dire qui que vous soyez, riche ou pauvre, savant ou ignorant, grand ou petit ; fussiez-vous général d'armée, prince, roi ou empereur ; de quelque qualité et condition que vous puissiez être, de quelque âge, soit jeune on vieux ; de quelque sexe, soit homme ou femme ; de quelque état, soit dans le siècle, soit hors du siècle ; si quelqu'un d'entre vous veut venir après moi, qu'il porte sa croix, il faut se résoudre à la souffrance.
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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