Le néocatholicisme postmoderne inclusif est souvent droits-de-l'hommiste. par Scrutator Sapientiæ 2018-07-24 11:40:06 |
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Bonjour Jean-Paul PARFU,
Je vous précise ou vous rappelle que le néo-catholicisme post-moderne inclusif auquel nous avons eu droit, dans un premier temps, dans le cadre de l'inclusivisme ad extra, interreligieux, est de facto, ou globalement, droits-de-l'hommiste, même s'il ne l'est pas de jure, ni totalement.
Le droits-de-l'hommisme constitue, en tout cas, la "ligne de plus grande pente" la plus prégnante ou la plus probable, au sein de ce néo-catholicisme post-moderne inclusif.
Or, pour bon nombre de nos contemporains, y compris, parfois, au sein même de l'Eglise catholique, le droit de disposer de son corps dans la liberté et le droit de disposer de sa mort dans la dignité font partie, en puissance ou en tendance, des droits de l'homme.
Donc, quand un clerc catholique s'en prend, ou semble vraiment s'en prendre, entre autres, aujourd'hui, au droit à l'avortement (et, demain, au droit à l'euthanasie), il s'en prend à un élément qui fait partie d'un ensemble, d'un ensemble de droits et de valeurs, auquel bien d'autres clercs catholiques se sont ralliés ou soumis, notamment par omission (toujours consciente ?) du fait que les droits de l'homme ne constituent pas une pure et simple actualisation contemporaine de la loi naturelle, pour ainsi dire.
Mais allez donc expliquer à bon nombre de clercs catholiques d'aujourd'hui que les droits de l'homme sont une chose, que la loi naturelle en est une autre, et que les hommes d'Eglise ont le devoir de prendre appui, essentiellement, sur la loi naturelle, et non, exclusivement, sur les droits de l'homme, alors que les mêmes hommes d'Eglise ne comprennent plus, et ne font plus comprendre, quelle est la différence de nature entre la loi naturelle, libératrice, et les droits de l'homme, libératoires...
Et pourquoi donc des hommes d'Eglise, qui ne donnent plus tort à presque personne, en matière religieuse, seraient-ils pleinement crédibles, quand ils donnent tort à qui que ce soit qui respecte les droits de l'homme d'hier, d'aujourd'hui ou de demain, en matière morale ?
Je le formule autrement : pourquoi donc des hommes d'Eglise qui disent OUI au consensualisme fraternitaire, en matière religieuse, seraient-ils tout à fait crédibles, quand ils disent NON au consensualisme fraternitaire, en matière morale ?
Bonne journée.
Scrutator.
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