Méditation avec l'Echelle Sainte de St Jean Climaque par ami de la Miséricorde 2017-12-20 23:16:10 |
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CINQUIÈME DEGRÉ
De la véritable et sincère Pénitence.
(...) 6. J'y vis de ces coupables innocents passer les nuits entières debout, les pieds immobiles et en plein air, lutter vigoureusement contre les cruelles importunités du sommeil, ne s'accorder aucun repos, s'accuser sans cesse de lâcheté et de négligence, et s'exciter eux-mêmes à la persévérance, en se faisant les reproches les plus humiliants.
7. J'en vis d'autres qui, les yeux humblement fixés vers le ciel, imploraient la Clémence et la Bonté de Dieu avec des paroles et d'un ton de voix qui pénétraient l'âme de pitié et de compassion.
8. J'en vis d'autres qui, comme d'infâmes scélérats, les mains liées derrière le dos, tout couverts de confusion, et en proie à la plus déchirante affliction, courbaient humblement le visage vers la terre, se jugeaient indignes de regarder le ciel, et n'osaient ni parler, ni pousser des gémissements, ni faire des prières.
9. La pensée effrayante de leurs péchés, les remords cuisants de leur conscience épouvantée, la honte et la confusion qu'ils éprouvaient, les occupaient et les tourmentaient si fort, qu'ils étaient incapables d'oser prononcer le saint nom de Dieu pour l'invoquer, qu'ils ne savaient ni comment commencer, ni comment finir les prières qu'ils auraient voulu Lui adresser, et qu'ils étaient obligés de ne Lui présenter qu'une âme muette, un esprit rempli de ténèbres, et un coeur presque livré aux horreurs du désespoir.
J'en aperçus, d'autres qui tristement assis par terre, couverts de cendres et revêtus d'un rude cilice, cachaient leur visage entre leurs genoux et frappaient la terre de leur front pénitent.
10. J'en vis encore d'autres qui se frappaient sans cesse la poitrine, en se rappelant avec des regrets inexprimables l'heureux état où ils étaient dans le temps qu'ils pratiquaient la vertu.
Or, parmi ces illustres pénitents, les uns inondaient la terre, de l'abondance de leurs larmes; les autres, ne pouvant plus pleurer, se déchiraient de coups; d'autres, incapables de comprimer la douleur qui navrait leur coeur, l'exprimaient par des sanglots semblables aux lamentations de ceux qui assistent aux funérailles de leurs proches; d'autres, dans leurs cellules, rugissaient comme des lions dans leurs cavernes, frémissaient de crainte et d'effroi, étouffaient quelquefois leurs gémissements, et d'autrefois, n'en pouvant venir à bout, éclataient tout d'un coup en cris perçants et lamentables. (...)
Source : Livres-mystiques.com
Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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