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Dialogue du réconfort dans les tribulations de Saint Thomas More par ami de la Miséricorde 2017-07-30 00:07:46 Imprimer Imprimer

XII. LA PREMIÈRE DES QUATRE TENTATIONS

(...) Quand j'étais jeune, je fus à la guerre avec le roi mon maître (Dieu ait son âme !). Nous campâmes en territoire turc, bien au-delà de Belgrade (plût à Dieu que cette ville fût encore nôtre comme en ce temps-là !).

Vers minuit, un cri s'éleva dans le camp : « L'armée turque marche vers nous. » Là-dessus, branle-bas de combat et ordre à toute notre armée de se tenir prête. Ensuite, on questionna plus à fond les observateurs qui avaient rapporté cette nouvelle. L'un d'entre eux dit qu'à la clarté de la lune, il les avait vus de ses yeux s'avançant en bon ordre, tous bien alignés et en rangs si larges qu'on n'en voyait pas les extrémités. Ses compagnons interrogés à leur tour dirent que celui-là les avait un peu distancés puis était revenu les prévenir en hâte et qu'ils avaient estimé préférable de rentrer bien vite au camp donner l'alarme sans aller vérifier eux-mêmes. Du reste, de l'endroit où ils étaient, ils avaient eux-mêmes entrevu l'armée ennemie. Nous veillâmes le reste de la nuit. De temps en temps, l'un de nous s'écriait : « Silence ! Il me semble entendre des pas » si bien qu'à la fin tout le monde croyait les entendre. Puis, le jour se leva. Personne ! On envoya l'observateur accompagné de quelques officiers, à l'endroit où il avait vu l'ennemi. C'est alors qu'on se rendit compte que cette terrible armée turque avançant silencieusement dans la nuit était en réalité une longue et large haie.

Ainsi en est-il de maintes terreurs. Le diable s'empare de notre imagination et nous fait voir tout en noir pour nous faire perdre tout espoir en Dieu. Ce que dans notre détresse nous prenons pour le rugissement d'un lion n'est souvent que le braiment d'un âne. Sur mer, un simple nuage peut paraître un écueil. Pourtant, comme le dit le prophète, celui qui garde en son cœur la confiance en Dieu sera si bien préservé qu'il ne devra craindre ni l'âne, ni le poulain, ni le lionceau, ni le rocher, ni la brume, ni enfin aucune des terreurs de la nuit.

XIII. LA PUSILLANIMITÉ


Les terreurs de la nuit sont souvent dues à la pusillanimité, au manque de courage. L'homme pusillanime est effrayé par un danger imaginaire mais sa fuite même encourage l'ennemi à l'attaquer. Dans l'épreuve, le couard perd patience puis se rebelle, se met à blasphémer contre Dieu, comme le font les damnés en enfer. La pusillanimité empêche souvent l'éclosion de bonnes actions qu'aurait permis le courage, puisé dans la confiance en Dieu. Le diable nous rend lâches et déguise cette lâcheté en humilité : il fait croire à l'incapacité d'accomplir ces actes justes, et l'homme ne saisit pas l'occasion que Dieu lui offre. Ceux qui souffrent de cette infirmité doivent demander secours à Dieu et avec l'aide de conseillers spirituels ils doivent débarrasser leur imagination de la lâcheté que le démon y a mise. (...)

Source : livres-mystiques.com

Que Jésus Miséricordieux
ami de la Miséricorde

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