En l'espèce, je me pose la question dans ces termes par BK 2017-05-04 22:20:41 |
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Merci, je suivrai votre conseil de regarder de plus près les règles du volontaire indirect.
Pour le reste, voici le raisonnement que je me tiens (et soumets largement à la critique pour l'affiner).
Jean-Paul II, dont l'autorité est plus grande que celle de nos évêques, a rappelé "que ceux qui sont engagés directement dans les instances législatives ont «une obligation précise de s’opposer» à toute loi qui s’avère un attentat contre la vie humaine. Pour eux, comme pour tout catholique, il est impossible de participer à des campagnes d’opinion en faveur de telles lois, et il n’est permis à personne de les soutenir par son vote [ici l'anglais est plus précis : il n'est permis ni de les promouvoir ni de voter pour elles]".
Plus loin : "une conscience chrétienne bien formée ne peut permettre de soutenir de son vote [en allemand et anglais : de voter pour] un programme ou une loi qui contredit les contenus fondamentaux de la foi et de la morale." En premier lieu l'avortement, dont Mère Teresa disait qu'il est le plus grand destructeur de la paix.
Mais Il est permis (et c'est même un devoir) de choisir face à une alternative inéluctable le bien préservé d'un plus grand mal en rendant possible un moindre mal, tel en 2012 M. Sarkozy face à M. Hollande, et en 2017 Mme Le Pen face à M. Macron.
Il est en effet légitime, disait Jean-Paul II, d'apporter "son soutien à des propositions destinées à limiter les préjudices d’une [loi sur l'avortement] et à en diminuer ainsi les effets négatifs sur le plan de la culture et de la moralité publique".
Et c'est de bonne morale : "choisir le moindre mal",
ce n'est pas choisir le mal du moindre mal,
c'est choisir le bien laissé intact en empêchant la réalisation du mal plus grand.
Ici les vies sauvées par l'aide aux mères en détresse que propose Mme Le Pen, et dont M. Macron ne veut pas, bien au contraire.
Pensez... des femmes qui si Mme Le Pen était élue pourraient faire le choix libre de garder leur enfant, mais que l'élection de M. Macron condamne à rester enfermées dans la nécessité d'avorter...
Pour ma part, je ne suis pas prêt à dire dans l'au-delà à des enfants avortés : oui, j'ai préféré que tu meures, plutôt que l'Union européenne soit mise en cause, plutôt que les allocations des immigrés diminuent, plutôt que le fascisme risque de monter.
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