Sermon écrit de Mgr Tissier de Mallerais par La Porte Latine 2017-03-02 09:06:35 |
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Sermon écrit de Mgr Tissier de Mallerais le 26 février 2017 pour les 40 ans du retour de Saint-Nicolas-du-Chardonnet à la Tradition
Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit Ainsi soit-il
Nous avons été priés de célébrer la Messe du Cœur immaculé de Marie qui est le règne du Cœur de Marie Reine du clergé, honoré spécialement en cette église. Je vous parlerai donc du Cœur immaculé de Marie.
Je mettrai une inimitié entre toi et la femme, entre ta descendance et son lignage, elle t'écrasera la tête et tu la mordras au talon, telle fut la malédiction prononcée par Dieu contre le démon sous sa forme de serpent, après le péché originel.
Dieu a posé une inimitié, une adversité entre la femme, c'est-à-dire la Très Sainte Vierge Marie, et le démon, entre le lignage de Marie, c'est-à-dire les vrais chrétiens, et les suppôts de satan. Une inimitié théologique qui n'est pas par hasard entre ces deux lignages, entre le sein très pur de Marie et son Cœur immaculé d'un côté, et le cloaque immonde du modernisme et du concile Vatican II. Songeons simplement que nous sommes en 2017. En 1517 c'était la révolte de Luther. En 1717, c'était la fondation de la grande loge de Londres, donc le début de la franc-maçonnerie, et en 1917, il y a un siècle, la fondation du communisme et la persécution contre l'Église dans beaucoup de pays, en Russie et au Mexique.
C'est donc sous la bannière du Cœur immaculé que nous allons continuer le combat. Mais je voudrais d'abord évoquer comment a continué ce combat victorieux du Cœur immaculé de Marie, il y a quarante ans, le dimanche 27 février 1977, premier dimanche de carême. Où l'on chantait dans l'Introït, « il m'invoquerait et je l'exaucerai, je le délivrerai et je le glorifierai ». Il s'agissait donc d'une délivrance, d'une libération d'une église qui était jusque-là aux mains du modernisme, et que nos pères, il y a plus d'une génération, ont pris par la force, une sainte force, pour la libérer.
En ce dimanche, Mgr Ducaud-Bourget avait convoqué tous ses fidèles de ses chapelles parisiennes à la salle de la Mutualité. L'abbé Coache avait aussi convoqué tous les membres du Combat de la foi à la même salle de la Mutualité, pour une Messe. Mais discrètement, au fur et à mesure que les gens arrivaient, on leur disait : allez dans l'église, allez vous asseoir dans l'église. Et le clergé, donc morderniste, de Saint-Nicolas, voyait peu à peu à la fin de la première messe la nef se peupler d'une foule invraisemblable et commençait à donner des signes d'étonnement et même d'inquiétude quand brusquement entra la procession, Mgr Ducaud-Bourget encadré par l'abbé Coache et par un autre prêtre fidèle, et avec tous les acolytes, le clergé, la schola, s'avançant jusqu'à la croisée du transept où il y avait une estrade en bois et un autel mobile que l'on passa pour venir au maître-autel, célébrer la Messe sur le maître-autel.
Cet événement, chers fidèles, fut couronné de grâces puisque l'abbé Coache déclara : « nous y sommes, nous y restons ». On y resta grâce à la garde de saint Nicolas qui depuis lors n'a jamais cessé de veiller sur l'église afin qu'elle ne soit pas reprise par les modernistes. Et depuis ce temps-là c'est une source de grâces immense et incroyable qui a découlé sur tous les fidèles qui sont venus à Saint-Nicolas-du-Chardonnet. Mes parents en premier. Mon père et ma mère étaient parmi les premiers paroissiens de cette paroisse. Le clergé fidèle, nous avons connu de nombreux prêtres avec Mgr Ducaud-Bourget, de nombreux prêtres fidèles au rite fidèle de la vraie messe catholique. Nous avons vu le catéchisme véritable, c'est-à-dire avec des questions véritables et les bonnes réponses comme il se doit. Nous avons vu les mouvements de jeunesse se multiplier, en particulier les scouts, les guides et les louveteaux, et nous avons vu se développer des conférences, des prédications doctrinales, solides mais avec le bon esprit français mêlant à l'odeur de l'encens une odeur de poudre, quelquefois. C'était Saint-Nicolas il y a quarante ans. Et ça n'a jamais cessé de l'être.
Et c'est donc sous la bannière du Cœur Imamculé que nous continuons ce combat, sous la bannière de Marie Reine du clergé, sous la bannière de ce Cœur victorieux puisqu'elle a annoncé à Fatima, il y a cent ans, que son Cœur immaculé triompherait.
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