Présumés donneurs par Jeanne Smits 2017-01-03 17:22:36 |
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… Nous l'étions depuis longtemps. 1976 pour être précise. En pratique les médecins interrogeaient les proches.
La loi de modernisation du système de santé de 2015, entrée en vigueur en janvier 2016, prévoyait la possibilité de refus, par lettre au registre national du refus. En l'absence d'inscription les médecins devaient interroger les proches.
On a estimé que le pourcentage de refus des proches (40 %) ne correspondant pas au pourcentage de refus des donneurs potentiels (20 %) il fallait encourager ceux-ci à faire connaître leur volonté pour pouvoir l'opposer à la famille.
Les nouvelles dispositions facilitent en réalité l'expression du refus (on peut désormais le faire en ligne, ici, ou par écrit en confiant sa lettre à un proche), mais font en pratique peser un poids plus lourd sur les proches.
En l'absence de refus exprimé par écrit par le donneur potentiel, on interrogera désormais les proches qui devront signer un document attestant du fait qu'ils ont entendu le donneur potentiel exprimer oralement son refus.
Le don d'organes vitaux se fait par prélèvement en état de "mort cérébrale" (les critères varient énormément d'un pays à l'autre), c'est-à-dire à cœur battant et le sang étant oxygéné, donc sur un corps chaud et par définition… vivant.
Sauf à considérer que la vie est synonyme de conscience et que la conscience est directement conditionnée par l'état du cerveau (et quid de l'âme, alors ???) je ne vois pas comment on peut admettre le prélèvement d'organes vitaux puisque celui-ci sera la cause de la mort et de l'arrêt de toutes les fonctions vitales.
Relire l'article d'Yves Daoudal mis en lien plus haut : il dit tout de manière lumineuse.
Amitiés
Jeanne Smits
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