Leçon du jour : à Marie, plus sainte que tous les saints... plus glorieuse que les Chéubins (homélie de St Germain) par Glycéra 2016-12-08 10:56:58 |
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Homélie de saint Germain, Évêque.
Septième leçon. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, plus sainte que les Saints, plus élevée que les cieux, plus glorieuse que les Chérubins, plus digne d’honneur que les Séraphins, et vénérable au-dessus de toute créature. Salut, ô colombe, qui nous apportez le fruit de l’olivier et nous annoncez Celui par qui nous sommes préservés du déluge spirituel, et qui est le port du salut ; vous dont les ailes ont la blancheur de l’argent et dont le dos brille de l’éclat de l’or et des rayons de l’Esprit très saint et illuminateur. Salut, paradis de Dieu, jardin raisonnable et très agréable, planté aujourd’hui à l’Orient par la main toute bienveillante et toute puissante de ce même Dieu, exhalant pour lui l’odeur suave du lis, et produisant la rosé d’une inaltérable beauté pour la guérison de ceux qui avaient, du côté de l’Occident, bu jusqu’à la lie l’amertume d’une mort désastreuse et funeste à l’âme ; paradis, dans lequel l’arbre de vie fleurit pour la connaissance de la vérité, donnant l’immortalité à ceux qui goûtent de son fruit. Salut, édifice sacrosaint, immaculé, palais très pur de Dieu le souverain Roi, orné tout autour par la magnificence de ce même Roi divin. Ce palais offre à tous l’hospitalité, et les réconforte par de mystérieuses délices ; dans son enceinte se trouve la couche nuptiale de l’Époux spirituel, elle n’a pas été faite à la main et elle brillé d’ornements divers ; c’est là que le Verbe, voulant rappeler dans la voie droite l’humanité errante, s’est uni la chair, afin de réconcilier avec son Père, ceux qui s’étaient exilés par l’effet de leur propre volonté.
R/. C’est un jardin fermé que ma sœur, mon épouse, un jardin fermé, une fontaine scellée. * De vous sont nées les délices du paradis, ô Marie.
V/. Ouvre-moi, ma sœur, mon amie, ma colombe, mon immaculée. *
HISTOIRE DE CETTE MESSE, lu sur Introïbo.fr
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08/12 Immaculée Conception de la Vierge Marie
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Sommaire
La Messe
Leçons des Matines
Dom Guéranger, l’Année Liturgique
Bhx Cardinal Schuster, Liber Sacramentorum
Dom Pius Parsch, le Guide dans l’année liturgique
Avant la proclamation du dogme de l’Immaculée Conception, la messe était celle, mutatis mutandis, de la Nativité de la Vierge au 8 septembre [1], célébrée comme fête double (3ème classe)
L’office était au commun de la Vierge Marie, avec à Matines, au 1er nocturne, la lecture du livre de l’Ecclésiastique (24, 5-31), au second, une lecture du De Virginibus de St Ambroise, et au troisième, le commentaire de la généalogie, comme au 8 septembre.
Innocent XII (1691-1700) y ajouta un Octave.
Pie IX, après la proclamation du dogme, fit composer un nouvel office, ainsi que de nouveaux textes pour le Missel : une Vigile, et la messe du jour reprise pendant l’octave, sauf le 11 (St Damase) et le 13 (Ste Lucie).
La Vigile et l’Octave furent supprimés en 1955. Mais pour bien saisir l’esprit donné par la liturgie de l’Église pendant un siècle à cette deuxième fête mariale en importance dans le Calendrier (avec l’Assomption), on se reportera aux textes de la Vigile, ainsi qu’à ceux donnés au bréviaire pendant l’octave : le 9 décembre, le 10 décembre, le 12 décembre, le 14 décembre, et enfin le jour octave, le 15 décembre.
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