Forme extraordinaire : Pèlerinage de Tradition à l’Île Madame par Ewondo 2016-10-07 00:37:52 |
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Pèlerinage de Tradition à l’Île Madame
en mémoire des prêtres martyrs de la révolution française
Le 9 octobre 2016
Le pèlerinage aux prêtres martyrs de l’Ile Madame organisé par le prieuré Ste-Marie de Bruges et la Fraternité Saint Pie X Prieuré de Bordeaux aura lieu le 9 octobre prochain.
L’un de ces martyrs de la foi, martyr non à l’Île Madame, mais à Paris, en la prison des Carmes en septembre 1792, frère des Ecoles chrétiennes, qui oeuvra notamment à Maréville, près de Nancy, est canonisé le 16 octobre 2016. Il est le premier de ces prêtres et religieux martyrs de la révolution française à être canonisé.
Souvenons-nous de tous nos prêtres et religieux martyrisés par la révolution française !
« Rochefort est la ville la plus révolutionnaire de France. Les prisons sont pleines et le Ministre de la Marine ordonne le transfert des prisonniers sur deux vaisseaux négriers : Les Deux Associés et le Washington. Ces deux bâtiments démâtés (appelés « pontons ») à fond plat, jusqu’alors utilisés pour la traite des noirs et le transport de la chaux et du charbon, deviennent les lieux d’un long calvaire pour les prêtres réfractaires.
L’embarquement des prisonniers a lieu le 25 mars 1794 à bord du navire Les Deux Associés. Le Commandant Laly conduit alors le ponton jusqu’à l’estuaire de la Charente entre les îles d’Aix et Madame. Il y est rejoint à la mi-juin par le Washington.
Dans un entrepont de quarante places, près de quatre cents prêtres sont entassés. Ils s’entassent, ne disposant chacun que d’un demi-mètre cube. Ils doivent rester allongés sur le côté sans pouvoir se soulever. Ils n’ont que 55 cm de hauteur. Ils y sont enfermés pendant douze heures par jour, agonisants, l’air est irrespirable. Ils dorment à même les planches du navire et de nombreuses maladies apparaissent (gale, scorbut, typhus et dissentrie). La vermine se propage également tuant de nombreux prisonniers. Le matin, pour désinfecter les lieux, les matelots apportent un tonneau de goudron. Il se dégage une odeur nauséabonde et une fumée étouffante. Le jour, pendant des heures, ils doivent rester debout, à l’avant des navires, sous la pluie, le vent et le soleil.
A cela s’ajoutent les brimades de l’équipage qui fait subir maintes tortures aux prisonniers. Il est impossible de célébrer la messe ou de prier. Pourtant tous restent prêtres jusqu’au bout. C’est en vain que les persécuteurs les empêchent d’adresser publiquement des prières, de se prosterner ou de faire le signe de Croix. L’un d’eux, le père Sébastien François, est mort à genoux, les bras en Croix et les yeux levés au Ciel. Ces prêtres étonnent leurs bourreaux par leur patience, leur sérénité, voir leur « joie ». L’abbé Dibignon dit : « nous sommes les plus malheureux des hommes et les plus heureux des Chrétiens ».
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Pierre.
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