Génération "interdit d'interdire" au pouvoir dans l'Eglsie et dans les sociétés par jejomau 2016-04-11 11:03:02 |
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Merci Scrutator, vous explicitez en grande partie ma pensée que je n'ai pas eu le courage de délayer tellement ce document synodal m'a énervé !
Pour le mot "Tradition" que j'ai utilisé, j'entendais par là en réalité tout les mouvements traditionnels (d'abord avec la FSSPX en 1976 puis l'éclosion de tous les autres qui ont suivi) se revendiquant de la Tradition par opposition à Vatican II jusqu'à ce que ces dernières années il soit majoritairement admis que le Concile était rattaché à la grande Tradition de l'Eglise dans ses documents doctrinaux.
En ce sens, et sur un plan historique, le fait de se rattacher à la Tradition dans les années 70 était, ce me semble, un facteur qui divisa les fidèles entre ceux que l'on nomma d'une part les "les traditionnalistes" et ceux qui se revendiquaient être des "conciliaires"... Ce qui d'ailleurs n'est pas si faux que cela aussi puisqu'on parlait chez eux de "tradition vivante" pour s'opposer à cette Tradition apostolique revendiquée par les tradis.
En revanche, si tous ces débats, qui ont duré des décennies, semblent aujourd'hui être un peu révolus depuis Benoît XVI, il est hors de question de considérer évidement au sein de l'Eglise Elle-Même - l'Eglise avec un grand "E" - comme un facteur divisant les hommes. Ce ne peut être du Christ.
Par conséquent, vous renouvelez parfaitement mon intention quand vous dites : "il me semble vraiment que ce qui est source de divisions, depuis le Concile lui-même, c'est le Concile en tant que facteur et vecteur de renouveau". Tout est dit. Nous sommes sur la même longueur d'ondes.
En outre, c'est là que je vous rejoins aussi quand vous dites également : "Ce qui est acté, depuis l'élection du Pape François, c'est la renaissance ou le retour, au plus haut niveau de la hiérarchie, de l'institution, du "septantisme", id est l'état d'esprit, surtout propre aux années 1969 à 1978, dans le cadre duquel bien des évêques ont vraiment cru, fait croire, ou laissé croire, que la dynamique de déconstruction, de démantèlement, d'émancipation, vis-à-vis du Credo, du Notre Père, du Décalogue, de la liturgie, et de fragilisation de la Foi, de l'Espérance, de la Charité, des sacrements, était vraiment d'inspiration "conciliaire".
Mais je vais être simpliste (et réducteur encore une fois) - l'avantage par là-même, c'est que si j'exprime parfois des idées qui heurtent, en revanche, l'interet c'est qu'on va droit au but (sic!) - et je dirais qu'on à au plus haut niveau des pouvois décisionnels de l'Eglise des modernos que se la jouent "mise en œuvre effective du Concile" alors qu'ils sont devenus aujourd'hui en réalité très largement minoritaires...
D'ailleurs, pour faire un aparté, on retrouve cela partout aujourd'hui en politique et dans la société avec des lobbys très puissants (LGBT) au plus haut sommet des Etats mais extrêmement minoritaires... comme également dans la société française aussi avec le mouvement Nuit Debout dont on prétend qu'il est un "mouvement citoyen" désireux de changer en profondeur la société et la Politique alors qu'il est extrêmement minoritaire et entièrement manipulée par des révolutionnaires de NPA...
Ainsi, on assiste, dans l'Eglise comme dans l'ensemble de la société, à des manipulations instillées par des minorités marxisantes qui ont les rênes du pouvoir et ce, contre les aspirations profondes des peuples (et les fidèles en ce qui concerne l'Eglise) qui , en réalité, ont définitivement tourné la page des idées révolutionnaires soixante-huitardes
Et j'insiste pour mettre en corrélation cette coïncidence actuelle d'une tentative mondiale et concertée dans la diffusion de ces idées malsaines et nihilistes et au sein de l'Eglise et dans les sociétés... On ne dira pas que le Saint-Père est du mauvais côté du manche . On dira qu'il appartient à une génération d'hommes dont toute la formation et le développement de sa pensée appartient à une vision de l'homme issue de la génération soixante-huit. Ce que résume d'une manière saisissante Mgr Brunin quand il dit "nous ne sommes plus dans une Eglise qui interdit"
Interdit d'interdire.. Ce slogan nous rappelle bien quelque chose, non ?
Or justement, n'est-ce pas ce que veulent les parents aujourd'hui : des interdictions, des limites, une boussole ?
Or justement, n'est-ce pas ce que cherche aujourd'hui la jeunesse : des repères, des limites, des interdictions, des principes moraux ?
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