Un jour, en passant dans une rue de Valence, sa patrie, frère Vincent entend des cris, des blasphèmes, des lamentations et le claquement sec des gifles. Il entre et trouve un ménage, mari et femme, dans une colère indescriptible.
La femme s'explique. Sa vie est un enfer ; chaque jour, elle est rouée de coups ; elle ne peut plus y tenir. Le saint l'exhorte à la patience en même temps qu'il s'enquiert de l'origine de tout cet esclandre.
— « Mon mari me bat, dit-elle, parce que je suis laide. »
— Peut-on offenser Dieu pour si peu de chose ! » s'écria Vincent.
Et, d'un signe de croix, il la fit la plus belle de Valence. C'est de là qu'est venue l'expression populaire usitée en Espagne, — le pays de la courtoisie, — pour dire qu'une femme est laide : Esta ha menester de san Vicente ; elle aurait besoin de saint Vincent.
Source : “L’Ange du Jugement : Saint Vincent Ferrier (1350-1419)”, revue
La vie spirituelle, n° 3, 10 décembre 1919, p. 201.
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