la théologie de la libération soutenue par les jésuites mise en honneur par jejomau 2016-02-17 10:11:51 |
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On est loin d'un héros de la foi quand même. Plutôt un homme qui semble assez faible à un poste qui n'est pas fait pour lui et qui obéit à une clique jésuite enfoncée dans la théologie de la Libération (condamnée par Rome) de connivence avec le communisme. Extrait sur DICI:
Le 8 février 1977 il fut nommé archevêque de San Salvador, étant jusqu’alors évêque du diocèse de Santiago de Maria. Sa nomination fut saluée par le secteur le plus progressiste du clergé salvadorien, non parce qu’il était de cette tendance, mais parce que parmi les autres postulants, Romero apparaissait le plus facile à convaincre bien qu’en des occasions qui n’étaient pas rares il eût critiqué les compromis politiques du clergé. Il semble que le 22 février il prit possession de l’archevêché et, du 24 au 28 février 1977, Mgr Romero s’enferma avec un groupe de prêtres dans le séminaire San José de la Montaña. Il fut complètement isolé, et même pour qu’il ne soit pas permis de lui parler, on mit une religieuse à la porterie du Séminaire. … Durant ces jours ils lui décortiquèrent la situation du pays à travers le prisme de l’analyse marxiste.
Ils découvrirent la faille psychologique et personnelle de Mgr Romero, à savoir qu’il était un homme bon et manipulable. Les prêtres du “Groupe” s’offrirent comme soutien dans la direction pastorale de l’archidiocèse. Le 1er mars, Mgr Romero déclara que sa ligne de conduite pastorale serait celle de Medellín (ndt : ligne de la théologie de la libération) et qu’il se solidarisait avec la ligne pastorale du Groupe des prêtres qui, dans cette ligne, réalisaient une pastorale « libératrice », nonobstant le fait que ce groupe l’avait empêché de prendre possession de l’archidiocèse dans la cathédrale. Jusqu’à cette date Mgr Romero s’était toujours manifesté contre la ligne pastorale de Medellín. Il déclara également qu’il n’aurait aucune relation avec le Gouvernement (ndt : sous la Présidence du général Molina de 1972 à 1977), pour protester contre le massacre qui avait eu lieu à 22h30 le jour précédent, 28 février. A cette occasion étaient apparues les Ligues Populaires du 28 février (LP-28), groupe armé communiste. Ce même jour sortit le premier Bulletin du Bureau de presse de l’archevêque de San Salvador.
Le 12 mars de la même année à 17h30 le P. Rutilio Grande, (jésuite qui menait une action pastorale dans la ligne de la théologie de la libération) curé d’Aguilares, fut assassiné avec ceux qui participaient au service, Manuel Solórzano, 62 ans et Nelson Rutilio Lemus, 15 ans. Durant la messe d’inhumation du P. Rutilio Grande, à laquelle assistaient tout l’épiscopat, et à la grande surprise et stupeur de tous les évêques, Mgr Romero affirma dans l’homélie funèbre qu’il appuyait la ligne d’action pastorale du P. Grande comme la ligne authentique pastorale de l’Eglise. Le dimanche 20 mars Mgr Romero décréta la suspension de la célébration de la messe dans toutes les églises et les aumôneries et convoqua à une messe unique contre l’avis de la Nonciature.
Les curés révolutionnaires ont commencé à travailler fébrilement dans l’archevêché après la prise de sa charge par Mgr Romero, chose inouïe, du jamais vu jusque là dans le pays. Fréquemment on voyait les jésuites dans les bureaux de l’archevêché. (…) Le P. Rafael Moreno, docteur en marxisme, était le chef des relations publiques de l’archevêché. Le magistère parallèle contrôlait également toutes les informations de l’archevêché, la radio YSAX fut aux mains du P. Angel María Pedrosa. Certains parlent même d’un véritable lavage de cerveau de l’évêque par les prêtres marxistes
Jean-Paul II (élu le 16 octobre 1978, ndlr) appela à Rome l’archevêque et la rencontre avec le nouveau pape impressionna beaucoup le prélat salvadorien. Le dimanche suivant son retour de Rome l’archevêque signala les injustices et les excès des groupes marxistes-léninistes. La riposte, à l’intérieur de l’archevêché, fut immédiate. Le jour suivant, le lundi, les prêtres de l’Eglise Populaire et les religieuses de la « Nouvelle Eglise » qui travaillaient dans les bureaux de l’archevêché, dans l’édifice du séminaire Saint-Joseph de la Montagne, abandonnèrent leurs postes en signe de protestation. Mgr Romero avoua la chose dans une homélie le dimanche suivant à la cathédrale : « Ils m’ont laissé tout seul ».
Mgr Romero avait trahi les groupes communistes et la cause marxiste-léniniste, mais en voyant le danger, il voulut regagner les bonnes grâces des groupes communistes en revenant dans son homélie des dimanches suivants, au système de dénonciation du gouvernement, en omettant les injustices communistes ou en les signalant de façon atténuée. Les personnels de l’archevêché qui avaient abandonné leurs bureaux reprirent leurs postes de travail. Les relations entre les groupes marxistes-léninistes, FPL (Front Populaire de Libération), … FAL (Forces Armées de Libération) avec l’archevêque se firent, avec des hauts et des bas, toujours plus tendues.
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