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Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey
par ami de la Miséricorde 2016-01-20 10:38:12
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I. Sa nature

1129. B) Par ailleurs notre qualité de pécheurs nous condamne à l'humiliation. En un certain sens nous ne sommes de nous-mêmes que péché, parce que nés dans le péché, nous conservons en nous la concupiscence qui nous porte au péché.
a) Quand nous entrons dans le monde, nous sommes déjà souillés par la tache originelle, dont seule la Miséricorde Divine peut nous purifier. b) Et que de fautes actuelles nous avons commises depuis le premier éveil de notre raison ? Si nous avons commis un seul péché mortel, nous méritons de ce chef d'éternelles humiliations. Mais même si nous n'avons commis que des fautes vénielles, nous devons nous rappeler que la moindre d'entre elles est une offense de Dieu, une désobéissance volontaire à sa loi, un acte de révolte par lequel nous avons préféré notre volonté à la sienne : une vie tout entière passée dans la pénitence et l'humiliation ne suffirait pas à l'expier. c) Mais de plus nous conservons en nous, même lorsque nous sommes régénérés, des tendances profondes au péché, à toutes sortes de péchés, si bien que, selon le témoignage de saint Augustin, si nous n'avons pas commis tous les péchés du monde, nous le devons à la grâce de Dieu. Nous devons donc en justice aimer les humiliations, accepter tous les reproches : si on nous dit que nous sommes avares, déshonnêtes, orgueilleux, nous devons en convenir, parce que nous conservons en nous la tendance à tous ces défauts. « Ainsi, conclut M. Olier, en toute maladie, persécution, mépris et autre affliction, il faut nous mettre du parti de Dieu contre nous-mêmes, et dire que nous les méritons justement et davantage, qu'il a droit d'user de toute créature pour nous punir, et que nous adorons la grande Miséricorde qu’il exerce maintenant sur nous, sachant bien qu'au temps de sa justice il nous traitera plus rigoureusement » (Catéch. chrétien, Ire Part., lect. XVIII).
Voilà donc le double fondement de l'humilité : n'étant de nous-mêmes que néant, nous devons aimer l'oubli et l'effacement ; pécheurs, nous méritons tous les mépris et toutes les humiliations.

II. Les divers degrés d'humilité

Il y a différentes classifications, suivant les divers points de vue auxquels on se place. Nous n'indiquerons que les principales, qui peuvent se ramener à trois : celles de S. Benoît, de S. Ignace et de M. Olier.

1130. 1° Les douze degrés de S. Benoît. Cassien avait distingué dix degrés dans la pratique de l'humilité. S. Benoît complète cette division, en y ajoutant deux autres degrés. Pour en saisir l'ordonnance, il faut se rappeler que S. Benoît envisage cette vertu comme une attitude d'âme habituelle qui règle l'ensemble des relations du moine avec Dieu dans la vérité de sa double qualité de créature pécheresse et d'enfant adoptif. Elle est basée sur la révérence envers Dieu, et comprend, outre l'humilité proprement dite, l'obéissance, la patience et la modestie. Parmi ces douze degrés, sept se rapportent aux actes intérieurs et, cinq aux actes extérieurs.

Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey,
Desclée and Co, 1923

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde

     

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