Providentialisme démocratique : par le torrentiel 2015-12-11 16:17:11 |
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Bonjour, cher Père, vous qui vous définissez si belleement comme un simple gardien de nos âmes
De passage sur le forum pour y poster un texte, je tombe sur votre message et vous soumets cette hypothèse, que j'ai déjà soumise ailleurs, qui n'est pas du saint Thomas, mais qui me paraît mériter réflexion:
La dignité de la personne humaine a nécessité sa libre adhésion au plan de Dieu sur elle.
Du baptême du chef de leurs armées, l'Eglise a déduit un "baptême des nations" qui s'imposait au peuple par l'acceptation de son souverain.
La notion de "peuple" comme sujet collectif libre et responsable, souverain et soumis, a émergé depuis la démocratie athénienne, à travers Le contrat social et par l'intermédiaire de la Révolution française.
Dieu n'a-t-Il pas conféré aux peuples le même droit qu'il a conféré aux personnes, à savoir que les peuples expriment par leur loi leur adhésion ou leur rejet du plan de Dieu sur eux et que cela est conforme à leur liberté?
A moins qu'un peuple soit par nature inférieur à une personne parce qu'il ne serait formé qu'en vue de permettre à la personne de s'élever vers Dieu? Mais cela ne me paraît pas conforme, ni à la nature de l'Eglise qui est corps et société, ni à la nature de la Trinité dont l'Eglise vit une analogie et Qui est elle aussi une divine société et une relation interpersonnelle.
La liberté est la condition de la relation, et la liberté d'un peuple est l'expression de son adhésion aux desseins de la Providence. Cette liberté des peuples, exprimée par ce que j'appelle le "providentialisme démocratique", qui n'a pas raison quant à la vérité, mais quant à la liberté du peuple de se déterminer en faveur de la vérité, n'est-ele pas d'une nécessité aussi impérieuse que la liberté des personnes?
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