Méditation avec le Précis de Théologie de Tanquerey par ami de la Miséricorde 2015-09-02 10:51:03 |
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2° De la mortification des sens intérieurs
I. La psychologie des passions
785. (...) 6) Précisément parce qu'ils sont impétueux et agissent fortement sur l'appétit sensitif, ils ont leur retentissement jusque dans l'organisme physique, à cause de l'étroite union entre le corps et l'âme. Ainsi la colère fait affluer le sang au cerveau et tend les nerfs, la peur fait pâlir, l'amour dilate le cœur, et la crainte le resserre. Toutefois ces effets physiologiques ne se présentent pas au même degré chez tous : ils dépendent du tempérament de chacun et de l'intensité de la passion, comme aussi de la maîtrise qu'on acquiert sur soi-même.
786. Les passions diffèrent donc des sentiments qui sont des mouvements de la volonté, qui supposent par conséquent une connaissance de l'intelligence, et qui, tout en étant forts, n'ont pas la violence des passions. Ainsi il y a un amour-passion et un amour-sentiment, une crainte passionnelle et une crainte intellectuelle. Ajoutons que dans l'homme, animal raisonnable, les passions et les sentiments se mélangent souvent, presque toujours, à des doses très variées, et que c'est par la volonté, aidée de la grâce, que nous parvenons à transformer en nobles sentiments les passions les plus ardentes, en subordonnant celles-ci à ceux-là.
787. 2° Leur nombre. On en compte généralement onze, qui toutes découlent de l’amour, comme le montre excellemment Bossuet : « Nos autres passions se rapportent au seul amour qui les enferme ou les excite toutes » (De la connaissance de Dieu et de soi-même, ch. I, n. VI).
1) L'amour est une passion de s'unir à une personne ou à une chose qui plaît : on veut l'avoir en sa possession.
2) La haine est une passion d'éloigner de nous quelque chose qui nous déplaît ; elle naît de l'amour, en ce sens que nous haïssons ce qui s'oppose à ce que nous aimons : je ne hais la maladie que parce que j'aime la santé, je ne hais une personne que parce qu'elle met un obstacle à posséder ce que j'aime.
3) Le désir est la recherche du bien absent, et naît de ce que nous aimons ce bien.
4) L'aversion (ou fuite) nous fait écarter le mal qui s'approche de nous.
5) La joie n'est que la jouissance du bien présent.
6) La tristesse au contraire s'afflige et s'éloigne du mal présent. (...)
Source : Précis de Théologie Ascétique et Mystique de Tanquerey, Desclée and Co, 1923
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