M. le Cardinal Barbarin : Méditation de clôture. par Ewondo 2015-08-15 13:32:30 |
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Pour une France priante, pour que revivent nos églises
samedi 15 août 2015
Méditation de clôture de la Neuvaine pour la France
Par le cardinal Barbarin, primat des Gaules
Et maintenant, une France priante !
En lisant l’histoire de cette femme infirme depuis dix-huit ans, toute courbée et incapable de se redresser, cette femme que Jésus interpelle en plein Evangile pour la guérir (Luc 13,10), parfois je pense à la France.
Ces neuf derniers mois, au fil des méditations de la Neuvaine, je ne suis certainement pas le seul à avoir vu venir dans ma prière tel ou tel personnage de l’Evangile, comme une figure symbolisant notre pays. Oui, chaque nation a son caractère, ses qualités et ses défauts, ses grâces et ses lieux de conversion. Comparer nos regards serait un exercice éclairant, un échange enrichissant.
Frédéric Ozanam écrivait dans une lettre à Niccolò Tommaseo : « Ah ! La France est bien la Samaritaine de l’Evangile, elle est allée puiser bien des fois à des sources qui ne la désaltéraient point. Elle s’attachera à Celui qui lui promet l’eau vive, afin de n’avoir plus soif ».
En ce 15 août 2015, au terme de la belle aventure spirituelle de la Neuvaine, vécue dans la discrétion et la fidélité, pourquoi ne pas rapprocher notre pays de la Vierge Marie ? Rassurez-vous, je ne crois pas la France « immaculée », ni prête à être qualifiée de « toute sainte », comme nos frères d’Orient aiment à appeler la Mère de Dieu. Je sais que si la France a été appelée fille aînée de l’Eglise, la Vierge Marie, elle, en est la mère, comme l’a proclamée le Bienheureux Paul VI, au cours du Concile Vatican II. Donc, en regardant Marie, comme une fille regarde sa maman, notre pays pourrait trouver son modèle, son inspiration, renouveler sa vocation et son élan.
Chaque année, pour la fête de l’Assomption, nous lisons l’Evangile de la Visitation. Nous voyons Marie « se rendre avec empressement » dans la maison de Zacharie et saluer Elisabeth qui s’écrie avec ferveur : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni… ». Décidons-nous, nous aussi, à entrer résolument dans la « maison commune » de l’humanité, pour saluer ses habitants et nous laisser bénir par eux : « France ! N’es-tu pas, toi aussi, bénie entre toutes les nations ? Heureuse es-tu si tu crois à l’accomplissement des paroles qui te furent dites de la part du Seigneur. » Bénédiction qui peut prendre le ton d’une apostrophe !
L’exemple de Marie, la servante [...]
Pour la suite et d'autres informations, voir le lien ci-dessous :
Cardinal Barbarin
Pierre.
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