Davantage du cardinal Sarah: par Yves Daoudal 2015-05-28 17:53:24 |
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(…) la question des « croyants divorcés ou divorcés remariés civilement » n’est pas un défi urgent pour les Eglises d’Afrique ou d’Asie. Au contraire, il s’agit d’une obsession de certaines Eglises occidentales qui veulent imposer des solutions dites « théologiquement responsables et pastoralement appropriées », lesquelles contredisent radicalement l’enseignement de Jésus et du magistère de l’Eglise.
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Quelles que soient les difficultés actuelles, les disciples du Christ doivent faire valoir sans réticence et sans compromis, dans la théorie et dans la pratique, les exigences de la foi dans le Christ, car elles sont les exigences et les préceptes de Dieu.
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Face à la crise morale, tout particulièrement celle du mariage et de la famille, l’Eglise peut contribuer à la recherche de solutions justes et constructives, mais elle n’a d’autres possibilités que d’y participer en se référant de façon vigoureuse à ce que la foi en Jésus-Christ apporte de propre et d’unique à l’entreprise humaine. En ce sens, il n’est pas possible d’imaginer une quelconque distorsion entre le magistère et la pastorale. L’idée qui consisterait à placer le magistère dans un bel écrin en le détachant de la pratique pastorale, qui pourrait évoluer au gré des circonstances, des modes et des passions, est une forme d’hérésie, une dangereuse pathologie schizophrène.
J’affirme donc avec solennité que l’Eglise d’Afrique s’opposera fermement à toute rébellion contre l’enseignement de Jésus et du magistère.
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Nous allons même jusqu’à utiliser la miséricorde de Dieu, en étouffant la justice et la vérité, pour accueillir, selon les termes de la Relatio post disceptationem du dernier synode sur la famille d’octobre 2014, « les dons et qualités que les personnes homosexuelles ont à offrir à la communauté chrétienne ». (…) En fait, le vrai scandale n’est pas l’existence des pécheurs, car précisément la miséricorde et le pardon existent toujours pour eux, mais bien la confusion entre le bien et le mal, opérée par les pasteurs catholiques. Si des hommes consacrés à Dieu ne sont plus capables de comprendre la radicalité du message de l’Evangile, en cherchant à l’anesthésier, nous faisons fausse route. Car voilà le vrai manquement à la miséricorde.
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Les hommes qui édifient et structurent des stratégies pour tuer Dieu, détruire la doctrine et l’enseignement séculaires de l’Eglise, seront eux-mêmes engloutis, charriés par leur propre victoire terrestre dans la géhenne éternelle.
Cardinal Robert Sarah, Dieu ou rien, pp. 403-411
Et aussi:
Avec une certaine violence, nous passions sans aucune préparation d’une liturgie à une autre. Je peux témoigner que la préparation bâclée de la réforme liturgique a pu faire des ravages dans la population, en particulier chez les plus modestes, qui ne comprenaient guère la rapidité de tels changements, ni même leur raison d’être.
Incontestablement, il est assez remarquable que des prêtres se soient laissés aller à de tels emportements idéologiques personnels. Ils prétendaient démocratiser la liturgie, et le peuple fut la première victime de leurs agissements.
p. 121
J’ai personnellement accueilli Summorum Pontificum avec confiance, joie et action de grâce. Il est comme le signe que l’Eglise, Mater et magistra, reste attentive à tous ses enfants, en tenant compte de leurs sensibilités. (…) Je pense que ce beau motu proprio est dans la droite ligne de la volonté des pères conciliaires.
(…)
Il est probable que dans la célébration de la messe selon l’ancien missel, nous comprenions davantage que la messe est un acte du Christ et non des hommes. De même, son caractère mystérieux et mystagogique est perceptible de façon plus immédiate.
p. 400-401
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