Je n'ai voulu blesser personne dit mgr Lovey en réponse au tollé par Jean Kinzler 2015-05-21 11:22:18 |
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«Je n'ai voulu blesser personne»
INTERVIEW — L’évêque de Sion, Jean-Marie Lovey, a évoqué cette semaine sa croyance selon laquelle on pouvait «guérir» de l’homosexualité. Il répond au tollé né de cette affirmation.
La polémique a explosé sans qu’il ne s’en rende compte, alors qu’il se trouvait en déplacement en France. De retour au diocèse de Sion, hier soir, Mgr Lovey a accepté de revenir sur la vive émotion provoquée par une interview accordée mardi au Nouvelliste. Il y exprimait sa croyance selon laquelle la prière pouvait «guérir» l’homosexualité, qualifié de «faiblesse de la nature». Jusqu’ici réputé pour son ouverture, le prélat regrette-t-il ces propos, qui ont violemment heurté la communauté homosexuelle? Il répond au «Matin».
Pensiez-vous déclencher une polémique avec vos propos?
Oh non, vraiment, je n’ai jamais voulu blesser ni stigmatiser quiconque! Absent à l’étranger entre dimanche et mercredi pour une session avec d’autres évêques agendée de longue date, j’ai été très surpris et navré, à mon retour, de constater l’ampleur des réactions suscitées.
Regrettez-vous d’avoir employé ce fameux terme de «guérison»?
Je regrette surtout qu’il ait été si mal compris. Comme je le dis explicitement dans l’interview, je ne considère en aucun cas l’homosexualité comme une maladie. Je connais toutefois des personnes pour lesquelles des tendances homosexuelles ont été passagères, sans prétendre qu’il en aille ainsi pour tout le monde. J’ai emprunté le terme de «guérison» à une personne qui était homosexuelle et qui parle en ces termes de son expérience personnelle.
Quel était le message principal que vous espériez faire passer?
Comme l’ensemble de l’article l’établit clairement, il s’agissait surtout de faire preuve d’accueil et de bienveillance, en soulignant la dignité de chaque personne. C’est ce que nous illustrons notamment par le groupe d’accompagnement initié par Clémentine Dubuis (ndlr: une jeune paroissienne lesbienne), que j’ai rencontrée avec joie. Vous savez, après cette rencontre et l’écho qui a suivi dans la presse, certains ont dit que j’étais «l’évêque des homosexuels». C’est fou comme l’opinion publique peut vite changer!
Espérez-vous revoir les organisateurs de la Pride Valais pour dissiper les malentendus?
Je les ai déjà rencontrés et je suis prêt à le faire à nouveau. Je ne romps jamais le dialogue.
Souffrez-vous d’être désormais présenté comme homophobe?
J’espère que ce malentendu se clarifiera rapidement.Le matin
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