Messages récents | Retour à la liste des messages | Rechercher
Afficher la discussion

Raspail et Vatican II
par XA 2015-04-30 13:55:17
Imprimer Imprimer

Extrait de l'entretien qu'il a accordé à monde & vie (monde & vie . 30 avril 2015 . n° 907 . 21 et 22)


Et vous, qu’est-ce que vous pensez de
Vatican II, Jean Raspail?

Je ne peux pas, je ne sais pas répondre à cette
question. Permettez juste que je vous raconte un
souvenir : je me rappelle un curé à La Madeleine,
à Paris, il avait fait venir tout un équipage
de sonneurs de trompes de chasse, et à la fin de
la messe, quand on est sorti, il est venu vers moi
et il m’a dit : « Qu’est-ce que vous en pensez
M. Raspail, ça a de la gueule non ! » Eh bien!
Une messe ça doit avoir de la gueule. Ca m’énerve
moi cette histoire de repas du Seigneur.
On a oublié qu’il y avait le Saint Sacrifice de la
messe. Les messes autrefois commençaient par:
« Nous prierons au Saint Sacrifice de la messe
pour les vivants et pour les morts de la paroisse
de X… » C’était comme ça que commençait le
Saint Sacrifice de la messe. Tant qu’on est dans
ce registre, je vous dirais que je n’ai pas supporté
non plus le manque de respect que l’on a
pour l’objet du sacrifice, je veux dire l’hostie
elle même. Quand j’étais enfant de choeur, et
qu’il tombait une hostiee – cela pouvait arriver
– vous vous souvenez peut-être, on arrivait avec
des linges sacrés bénits et c’était toute une his
toire qui n’était pas ridicule du tout. [Il se lève
brusquement et avise une image sur le mur, qu’il
m’apporte]. Et ça : tenez, voilà une image de foi,
un dessin de Pierre Joubert, le prêtre qui vient
apporter le Saint Sacrement à un malade dans
les années 1920. Et maintenant, on ne trouve plus
ce respect : la communion aux malades, elle est
donnée à la sauvette par des laïcs. Autre confidence:
je me suis confessé il y a trois ou quatre
ans… Cela m’intéressait comme dans le livre,
comme dans La Miséricorde: je ne m’étais pas
confessé depuis je ne sais pas… trente ans! Je me
confesse, ici à Saint-François de Sales. Je fais le
ménage de mon coeur et je me dis c’est Pâques je
vais aller communier. J’arrive, le matin de Pâques
et, pendant la communion, le curé de la paroisse
qui était le Père Gollnisch était resté planté au
sommet des marches et il avait délégué sept ou
huit civils qui distribuaient la communion dans
tous les coins. Je me suis dit ce n’est pas possible,
je ne vais pas recommencer dans ces conditions, je ne veux pas.
J’ai monté les marches le prêtre attendait.
Je lui dis : « Est-ce que vous me donnez la communion ? »
Il était sidéré ; il l’a fait.
Il ne pouvait pas faire autrement de toute façon!
Je suis parti, je ne suis jamais revenu.

     

Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !


  Envoyer ce message à un ami


 Raspail et Vatican II par XA  (2015-04-30 13:55:17)


185 liseurs actuellement sur le forum
Mentions Légales
[Valid RSS]