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Etats-Unis:prophétie du cal George et projet démocrate d'Hillary Clinton
par Jean Kinzler 2015-04-28 15:31:33
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Le cardinal Francis George, ancien archevêque de Chicago, décédé le 17 avril dernier, avait publié en novembre 2012, sur le site de l'archevêché de Chicago, un article dont voici quelques extraits :

« L’éternité entre dans l'histoire humaine de manière souvent incompréhensible. Dieu fait des promesses, mais ne donne pas de délais. En visite dans le sanctuaire de Fatima, les pèlerins entrent dans une immense place, avec le lieu des apparitions marqué par une petite chapelle d'un côté, une grande église à une extrémité, une chapelle d'adoration tout aussi grande à l'autre extrémité, et un centre pour les visiteurs et pour les confessions. Juste en dehors de l'espace principal, une section du mur de Berlin a été reconstruite, témoin tangible de ce que Marie avait prédit il y a un siècle. Le communisme en Russie et dans ses pays satellites s'est effondré, bien que beaucoup de ses effets pécheurs sont toujours avec nous.

Le communisme a imposé un mode de vie global fondé sur la croyance que Dieu n'existe pas. Le laïcisme est son compagnon et compère le plus présentable. Par une petite ironie de l'histoire, il y a quelques semaines à l'ONU, la Russie a rejoint la majorité des autres nations pour s'opposer aux États-Unis et à l'Europe occidentale qui voulaient déclarer que tuer l'enfant à naître est un droit universel de l'homme. Qui est du mauvais côté de l'Histoire, aujourd'hui ?

La campagne politique actuelle a fait remonter à la surface le sentiment antireligieux, en grande partie explicitement anticatholique, qui grandit dans ce pays depuis plusieurs décennies. La laïcisation de notre culture est un problème qui dépasse de loin les enjeux politiques ou les résultats de la campagne électorale, si importants soient-ils.

M'adressant il y a quelques années à un groupe de prêtres, totalement en dehors du débat politique actuel, je tentais d'exprimer de manière dramatique ce qu'une laïcisation complète de notre société pourrait comporter un jour. Je répondais à une question et je n'ai pas mis par écrit ce que j'ai dit, mais mes paroles ont été enregistrées sur un téléphone et sont devenues virales, se répandant sur Wikipédia, et ailleurs. J'ai dit – et mes paroles ont été retransmises correctement – que je m'attendais à mourir dans un lit, mais que mon successeur mourrait en prison et que son successeur allait mourir en martyr sur la place publique. Mais la phrase finale que j'ai ajoutée a été omise, sur l'évêque qui succèderait peut-être à un évêque martyr : "Mais, après celui-là, un autre évêque recueillera les restes d’une société en ruines et il aidera lentement à reconstruire la civilisation, comme l’Église l’a fait à de nombreuses reprises au cours de l’Histoire".

(...) Dieu soutient le monde, dans les bons moments comme dans les mauvais. Les catholiques, avec beaucoup d'autres, pensent que seule une personne a vaincu et a sauvé l'histoire : Jésus-Christ, Fils de Dieu et Fils de la Vierge Marie, Sauveur du monde et tête de son corps, l'Église. Ceux qui se rassemblent aux pieds de sa Croix, et près de son tombeau vide, peu importe leur nationalité, sont du bon côté de l'Histoire. Ceux qui mentent sur Lui, et menacent ou persécutent ses disciples, à n'importe quelle époque, peuvent imaginer qu'ils apportent quelque chose de nouveau à l'Histoire ; mais ils finissent par apporter seulement quelques variations à une vieille histoire, celle du péché et de l'oppression de l'homme. Il n'y a aucun "progrès" dans le péché, même s'il est promu comme "éclairé". (...) »aleteia
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On lit ce qui suit sur reinformation.tv:

La prétendante à la candidature démocrate aux prochaines élections américaines en 2016, Hillary Clinton, n’a pas craint de s’en prendre directement à la foi – et notamment à celle des catholiques américains – en affirmant lors d’une conférence à New York qu’il « faut changer » les « croyances religieuses » qui condamnent les « droits reproductifs », des mots qui renvoient dans le vocabulaire de leurs promoteurs à l’avortement et à la contraception. Il s’agit bien de redéfinir les dogmes traditionnels.

Hillary Clinton s’exprimait lors du sommet de l’ONG féministe Women in the World, jeudi dernier. « Oui, nous avons divisé le taux de mortalité maternelle par deux, mais bien trop de femmes se voient refuser l’accès – essentiel – à la santé reproductive », a-t-elle déclaré. Il y a un an, le président de la National Organization for Women américaine, Terry O’Neill, publiait une tribune dans le même sens, qualifiant l’avortement de « mesure essentielle pour prévenir le crève-cœur de la mortalité infantile » (sic).


Hillary Clinton veut changer les dogmes religieux traditionnels contraires à l’avortement par la contrainte


C’est par la contrainte que Hillary Clinton veut voir les gouvernements agir en vue de redéfinir les dogmes religieux traditionnels, sous couvert de promouvoir une politique féministe : « C’est le grand chantier inachevé du XXIe siècle », dit-elle. Venant de la part d’une candidate à la présidence des Etats-Unis, ce n’est pas une déclaration à prendre à la légère.

« Les droits doivent exister dans la pratique, et pas seulement sur le papier. Les lois doivent être soutenues par des ressources et par une volonté politique. Il fait changer les codes culturels profondément enracinés, les croyances religieuses et les préjugés structurels », a-t-elle déclaré, sous les applaudissements enthousiastes.

Pour mieux marquer sa détermination, Hillary Clinton a dénoncé l’objection de conscience à l’égard de l’Obamacare qui rembourse la contraception, du financement du Planning familial et des politiques faites au nom des homosexuels et des « transgenres » : ce sont des obstacles que le gouvernement doit faire tomber, selon la candidate à la présidence. Elle a notamment dénoncé le jugement de la Cour suprême obtenu par la société Hobby Lobby lui permettant de ne pas financer la contraception pour ses employées : c’est aux femmes de choisir si elles veulent utiliser des pilules abortives et contraceptives, si elles veulent se faire stériliser, et les employeurs ne doivent pas obtenir le droit de ne pas financer ces choix, a-t-elle précisé.


Les « droits reproductifs », moteur de la lutte dialectique contre les dogmes religieux traditionnels


Hillary Clinton s’exprime en tant que candidate de gauche, mais son discours n’est ni original, ni non-conformiste par les temps qui courent : le Fonds des Nations unies pour la population, FNUAP, affirmait dans son rapport 2012 que les objections religieuses contre la pilule du lendemain et la stérilisation doivent être vaincues, rappelle LifeSiteNews. En 2014, le Comité de l’ONU pour les droits de l’enfant affirmait que l’Eglise catholique devait changer le droit canon en ce qui concerne l’avortement pour « identifier les circonstances » où celui-ci est « acceptable ».

Avec un programme aussi ouvertement anticatholique, Hillary Clinton montre que les promoteurs de la culture de mort et du démantèlement de la loi naturelle ne se cachent plus. Derrière la promotion de l’avortement, il y a une volonté de détruire la religion, et spécialement la seule religion qui reste fidèle au respect intégral de la morale naturelle.


Anne Dolhein

     

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