Vous écriviez encore :
aucune mesure entre la religieuse hystérique dont vous parlez, compatible avec une liturgie nulle et des fidèles d'intelligence infantile, et la tradition des chrétiens d'Orient, fussent-ils monophysites, avec leur liturgie admirable et leur respect sans faille des saints mystères.
Distinguons.
La "religieuse hystérique" dont je parlais est morte je crois en 1938 ; elle n'a pas connu, Dieu merci pour elle, une "liturgie nulle", ce qui pourtant ne l'a pas empêché de dévier, peut-être de bonne foi. Dieu en est juge.
Mais ceux qui promeuvent sa pseudo-vision de la "miséricorde", d'une foi fiduciale à la réformée, n'ont pas forcément cette bonne foi. Ils ont leur propre agenda à eux. Car certains ont intérêt à faire sauter les moyens ordinaires du salut, que sont les sacrements, pour simuler une voie "directe", fiduciale, sentimentale, sans ambages "institutionnelles". C'est à eux que doit s'adresser notre désapprobation.
Mais j'ai le plus grand respect pour des "fidèles d'intelligence infantile", dont on trouve, soit dit en passant, aussi beaucoup en Orient ; ils assistent à leurs liturgies admirables, comme vous le dites, et vous dites vrai, sans se soucier de ce qui se passe derrière l'iconostase, mais ils vaquent à leurs dévotions privées, font et refont le tour de leur église pour baiser les icônes, toujours à nouveau.
Ils sont à leur manière un peu comme nos mystiques, dont je ne suis hélas pas, qui prient et méditent le chapelet avec fruit pendant le Saint Sacrifice, qui contemplent les vitraux et les stations de la Croix, tout en suivant les Saints Mystères.
Ce sont des Saints !
Gare à l'imbécile (tout intello qu'il fût !) qui prétendrait qu'ils ne suivent pas la liturgie, qu'ils n'y assistent pas vraiment, qu'ils n'y comprennent rien et qu'ils n'en ont pas les fruits.
Qu'en sait-il, enfin ?