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La magnanimité
par Abbé Néri 2015-04-07 21:04:07
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« Seigneur, aide-nous à vivre la vertu de la magnanimité, pour aimer sans limites. »

Twitté François hier. J’aurais aimé l’inclusion d’un « Vous » de majesté pour l’inscrire dans la ligne de la charité. Cependant parlons un peu de cette vertu connue et appréciée par certains philosophes.

Aristote trace le portrait du magnanime : toujours guidé par la générosité, il ne veut recevoir de bienfait que pour en rendre à son tour de plus grands. Loin de rechercher ce qui rapporte, il préfère le désintéressement à l’utilité. Il ne se permet aucune bassesse, il réprouve l’injustice, ignore le mensonge, évite même toute plainte... Et cela non pas pour une vaine satisfaction d’amour propre, mais par amour du bien et de la vertu !

Saint Thomas d’Aquin, dans la ligne d’Aristote, précise la notion dans la Somme théologique avec sa logique et sa méthode habituelles.

La magnanimité est une vertu morale qui est en rapport avec la vertu de force et qui a pour objet l’honneur et pour fin les grandes actions.

Le magnanime est donc l’âme qui tend à agir grandement. Or un acte est grand de deux manières :

- relativement par l’usage excellent d’une chose petite ou médiocre,

- ou absolument par le meilleur usage de ce qu’il y a de meilleur.

Le magnanime a grand cœur, il lui est désagréable de recevoir sans pouvoir rendre davantage.

Le magnanime ne paraît jamais surchargé : il ne manque jamais d’accomplir les tâches qui l’attendent, mais il préfère réserver ses forces aux grandes entreprises.

Il n’aime guère la familiarité et ne peut souffrir la bassesse d’âme, qui se répand en flatteries et en affectations ; il est à l’aise avec tout le monde, se mettant à la portée de ceux avec lesquels il s’entretient.

Il est désintéressé : il recherche en tout l’idéal du bien, non son propre avantage.

Le magnanime refuse de s’attribuer des défauts inexistants, car il connaît sa valeur réelle : il sait qu’il est capable de grandes choses ; mais il sait aussi qu’il doit tout à Dieu, il n’accepte que pour Dieu l’honneur que les autres rendent à son mérite. On l’aura compris, il est en même temps un humble.

La magnanimité relative est la plus courante c'est à dire à partir des petites choses, celles qui constituent notre ordinaire. On peut les accomplir avec cœur, sans les prendre trop à cœur, on peut ainsi se découvrir soi-même capable de bien, sans s’imaginer invulnérable ou invincible…

     

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 La magnanimité par Abbé Néri  (2015-04-07 21:04:07)
      Dans l'étude des 7 péchés capitaux, la magnanimité avait été clairement et [...] par Glycéra  (2015-04-08 10:39:09)


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