Ma "critique" au fil de l'écoute par le torrentiel 2015-03-17 06:14:31 |
|
Imprimer |
Cher confrère en musique et en cécité,
Dans le désordre et au fil de l’écoute :
Mélodie qui ressemble à une ritournelle, mais elle s’imprime bien dans l’oreille.
Voix intéressante malgré un vibratorestant toujours un peu dans les mêmes nuances, qui se simplifie dans la version suivante.
Variations rythmiques intéressantes sur une mélodie qui reste la même, elle reste dans la mémoire. Mais quelques erreurs de prosodie
« Chantons pour être courroné-[e] ou encore cette diérèse un peu tropappuyée (mais elle est de Saint Grignon):
« Les prêtres et les re-li-gi-eux.
Sur le fond, un cantique est-il une « chanson spirituelle » ?
UN « cantique sacré », n’est-ce pas un pléonasme ?
Saint Grignon n’en rajoute-t-il pas en disant que, si nous chantons par imitation des anges, nous deviendrons comme eux ? Est-ce la vocation des hommes de s’égaler aux anges quand le Verbe s’Est incarné dans la forme humaine au scandale des mauvais anges ?
Que diraient les grégorianistes de ce forum à cette affirmation de Saint Grignon que le « cantique » est « une chanson spirituelle » ? Où entendait-il qu’il soit chanté ? Dans une église ou en travaillant pour se « disposer à autre chose" ?
J’aiame beaucoup :
« Le chant est un secret divin
Qui chasse tout esprit malin. »
Formule équivoque:
« Chantons et réparons l’honneur
Que ces chansons font au Seigneur. » ?
La critique du libertinage n’est pas piquée des vers.
« Damne-toi si tu veux, mondain, Mais ne damne pas ton prochain », avertissement salutaire aux vers qui claquent.
Critique trop unilatérale de l’univers profane. Ce qui jure un peu, c'est que vous la répercutez en usant de moyens profanes comme le synthétiseur ou la boîte à rythme.
Saint Grignon voudrait se substituer aux poètes qu’il critique en édifiant son prochain par un répertoire uniquement religieux.
Belle opposition du "scrupuleux" et du "malheureux".
Ce cantique est un manifeste de celui qui sait qu’il n’écrit pas des vers sublimes contre ceux qui ont un plus grand talent d’écriture. C'est habile s'il s'agissait de s'interdire d'être sublime pour glorifier Dieu, mais c'est une pétition de principe.
Poème très parlier comme au Grand siècle.
Saint Grignon n’aime pas les « amourettes » (trois occurrences du mot) « Indignes des âmes parfaites. »
« La cadence » et « l’impudence » riment elles aussi trop « [richement] ».
La sublimité d’un vers peut aussi être « riche en Dieu ».
C’est donc le contre-art poétique de l’Index. Mais belle initiative que la vôtre de nous le faire entendre,en plus en trois versions différentes.
Vous-même, que pensez-vous du poème que vous avez mis en musique?
Bien à vous
Le torrentiel
Soutenir le Forum Catholique dans son entretien, c'est possible. Soit à l'aide d'un virement mensuel soit par le biais d'un soutien ponctuel. Rendez-vous sur la page dédiée en cliquant ici. D'avance, merci !
|