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par Non nobis 2015-02-14 22:04:08
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Le servant de la Messe basse
Le Vavasseur, Haegy, Stercky (1935 – Tome premier)

Fonctions du servant à la Messe basse
Fonctions particulières du servant aux Messes de Requiem
Fonctions de deux servants à la Messe basse
De ceux qui assistent a la Messe basse
Observations et règles générales

616. Le servant doit apprendre à joindre les mains, à faire le signe de la croix, les inclinations et les génuflexions.
Lorsqu’un clerc sert la Messe, il doit être revêtu du surplis sur la soutane. Cependant un laïque, en habits ordinaires, peut aussi servir la Messe et remplir toutes les fonctions du clerc servant : mais il est bien préférable qu’il soit revêtu de la soutane et du surplis. Tous ceux qui portent la soutane, même les religieux, qu’ils soient tonsurés ou non, doivent revêtir le surplis pour servir la Messe ; il n’y a d’exception, que si les constitutions approuvées d’une Congrégation prescrivent le contraire pour les frères laïques.
Le servant doit avoir les chaussures propres et les mains bien lavées ; il ne doit pas porter de gants. Il doit toujours avoir la tête nue : l’usage de la calotte est interdit aux ministres de l’autel.
Quand le Saint-Sacrement est dans le tabernacle, il doit, même en dehors de la Messe, faire la génuflexion non seulement quand il entre dans le sanctuaire ou qu’il en sort, mais toutes les fois qu’il passe devant le milieu de l’autel. En servant la Messe, il doit faire la génuflexion, toutes les fois qu’il passe devant le milieu de l’autel, lors même que le Saint-Sacrement n’est pas dans le tabernacle.
Lorsqu’il doit faire un salut, il s’arrête d’abord, et se tourne vers la personne ou vers l’objet qu’il doit saluer.
Pendant la Messe, il se place toujours du côté opposé au Missel, et tient les mains jointes. Sauf les cas exceptés ci-après, il se tient à genoux sur le plus bas degré de l’autel s’il y en a plusieurs, ou sur le pavé s’il n’y a qu’un seul degré.
Quand il présente la barrette au prêtre, il baise d’abord la barrette, puis la main du prêtre ; en recevant la barrette, il baise d’abord la main, puis la barrette.
Il fait les mêmes inclinations et les mêmes signes de croix que le prêtre, quand le prêtre parle à voix intelligible pour le servant.
Quand il n’est pas occupé à remplir une fonction, il tient les mains jointes. Quand l’une des mains est occupée, il pose l’autre étendue au-dessous de la poitrine. Quand il doit faire une action d’une seule main, il se sert de la main droite.
Quand il faut sonner, le servant le fait posément, de préférence par coups distincts, et non d’une maniéré continue.
S’il sert une Messe privée pendant un Office public, la Messe chantée ou une procession, il ne doit pas sonner.
Il ne sonne jamais, quand le Saint-Sacrement est exposé, même à un autre autel que celui où il sert la Messe.
Il répond distinctement et sans précipitation, articulant bien les mots, attendant que le prêtre ait achevé les paroles auxquelles il doit répondre, et prenant, autant qu’il peut, le même ton que lui.
Si les cierges coulent ou s’éteignent, il a soin d’y remédier au plus tôt. Il doit se tenir modestement, et ne pas se retourner pour voir ou entendre ce qui se passe.
Il doit éviter, en transportant le livre, de poser les doigts sur les feuillets. Si, en raison de l’obscurité, le prêtre se sert d’un chandelier pour éclairer le Missel, et s’il faut transporter ce chandelier d’un côté à l’autre, il convient que le servant se charge de ce soin.
Fonctions du servant à la Messe basse

617. Préparation. – Si le servant entre d’abord dans l’église, il fait une courte prière, après avoir fait la génuflexion au Saint-Sacrement. Il se rend à la sacristie, et se revêt du surplis sur la soutane. S’il en est chargé, il fait les préparatifs nécessaires (cf. n. 536).
Quand le prêtre a préparé le Missel, le servant peut le porter à l’autel, et, sans cependant l’ouvrir, le placer sur le pupitre, l’ouverture tournée vers le milieu de l’autel.
Si le prêtre porte un manteau ou autre vêtement de dessus, le servant le reçoit et le met en lieu convenable. Pendant que le prêtre s’habille, le servant l’aide à ajuster l’aube, veillant à ce qu’elle tombe également de tous côtés à quelques doigts de terre, et lui présente le cordon par derrière, en lui mettant le côté des glands dans la main droite ; il se place à sa gauche pour lui présenter tous les ornements, et lui mettre l’aube et la chasuble. Si le Missel n’est pas à l’autel, il le prend des deux mains par le bas la tranche tournée vers sa gauche, ou bien il l’applique sur le bras gauche [1].
[Note 1] Les auteurs ne supposent pas, généralement, que le servant porte d’autres objets que le Missel ; s’il partait en même temps les burettes, ou quelque autre objet, il appuierait le Missel sur le bras gauche ; il peut d’ailleurs toujours le porter ainsi.
618. Sortie de la sacristie. – Lorsque le prêtre fait l’inclination à la croix, le servant la fait en même temps que lui ; puis il le précède à l’autel, tenant les mains jointes, ou portant le Missel ou les autres choses nécessaires, si elles ne sont pas d’avance à l’autel. Il tient le corps droit, les yeux baissés, et marche d’un pas grave et modeste. En entrant dans l’église, il prend, s’il le peut facilement, de l’eau bénite, et en présente au prêtre.
S’il y a lieu de faire quelqu’une des révérences prescrites en se rendant à l’autel (cf. n. 543), le servant la fait avec le prêtre.
En arrivant à l’autel, si l’on vient par le côté de l’épître, il se tient un peu éloigné des degrés pour laisser passer le prêtre ; si l’on vient par le côté de l’évangile, il va directement se mettre un peu du côté de l’épître, sans faire de génuflexion au milieu. S’il porte le Missel, il le soutient sur le bras gauche, et reçoit de la main droite la barrette du prêtre, avec les baisers ; pendant que le prêtre fait la révérence convenable, il fait la génuflexion sur le pavé.
619. Prières au bas de l’autel. – Si le servant porte le Missel, il le met alors sur son bras droit ; pendant que le prêtre monte à l’autel, il l’accompagne et élève de la main gauche le bas de ses vêtements [2]. Quand le prêtre est arrivé sur le marchepied, il place le Missel sur le pupitre, de la manière indiquée n. 617, et va déposer la barrette à la crédence. Il allume les cierges s’ils ne sont pas allumés, en commençant du côté de l’épître. Il revient ensuite, les mains jointes, se mettre à genoux sur le pavé, du côté de l’évangile, de manière à se trouver un peu en arrière du prêtre lorsque celui-ci descendra pour commencer la Messe [3].
Lorsque le prêtre fait le signe de la croix, le servant le fait en même temps. Dès ce moment, il ne fait aucune attention à ce qui se passe aux autres autels, quand même on y ferait l’élévation.
Quand le prêtre dit Gloria Patri, etc., le servant fait avec lui une inclination de tête. À Adjutorium nostrum, il fait avec lui le signe de croix.
Il tient les mains jointes et la tête droite, sans s’incliner ni se frapper la poitrine, pendant le Confiteor du prêtre.
Lorsque le prêtre a fini le Confiteor, le servant incline la tête, se tourne un peu vers lui, et dit Misereatur tui, etc. Quand le prêtre a répondu Amen, il se retourne vers l’autel, et s’incline profondément pendant tout le temps qu’il récite le Confiteor. À ces mots : tibi Pater, te Pater, il se tourne un peu vers le prêtre. En disant mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite étendue, tenant la gauche appuyée au-dessous de la poitrine.
Quand le prêtre a dit Misereatur, etc., il répond Amen et se redresse. Pendant Indulgentiam, etc., il fait le signe de croix comme le prêtre. Il incline la tête à Deus, tu conversus, et demeure ainsi jusqu’à Oremus inclusivement.
Le servant debout relève par devant le bas des vêtements du prêtre, pendant que celui-ci gravit les degrés de l’autel ; après quoi il se met à genoux à sa place.
[Note 2] Le servant relève l’aube et la soutane du prêtre par devant ; s’il en relevait le côté, il ne ferait que gêner. Il doit éviter d’élever trop haut ces vêtements.
[Note 3] Dans quelques églises, au moment où le prêtre descend pour commencer la Messe, le servant donne un coup de sonnette afin d’avertir les fidèles ; ailleurs, pour annoncer le commencement des Messes, le servant sonne une cloche placée à l’entrée de la sacristie. Du reste, il y a beaucoup de diversité sur le moment et la manière de sonner la clochette pendant la Messe. Conformément aux rubriques du Missel, on sonne au Sanctus et à l’élévation. Le Cérémonial des Évêques (lib. I, cap. XXIX, n. 6) enseigne qu’à la Messe privée de l’Évêque on ne sonne qu’aux deux élévations. Dans plusieurs églises, on sonne encore à d’autres moments, avant l’élévation, au Pater, au Domine non sum dignus ; etc. ; on peut conserver ces usages (Eph. lit., t. II, p. 392 ; t. II, p. 704 ; t. IX, p. 626).
620. Kyrie, Collectes, Épître, Évangile. – Après l’introït, il dit alternativement avec le prêtre une fois Kyrie eleison, deux fois Christe eleison, et encore une fois Kyrie eleison.
Lorsque le prêtre a dit Dominus vobiscum, il répond Et cum spiritu tuo. À la fin de l’oraison, il répond Amen. Si le prêtre dit plusieurs oraisons, il répond encore Amen à la fin de la dernière.
Nota – Aux Messes des Quatre-Temps, du mercredi de la quatrième semaine de Carême, et du mercredi Saint, lorsque le prêtre a dit Flectamus genua, le servant répond Levate ; il répond Deo gratias après chaque leçon, excepté le samedi des Quatre-Temps, à la fin de la cinquième, qui se termine par dicentes ; mais il ne se lève pour transporter le Missel qu’après l’épître, qui suit Dominus vobiscum.
À la fin de l’épître, il répond Deo gratias ; puis, ayant fait la génuflexion en passant au milieu de l’autel, il va au côté droit du prêtre. S’il y a une prose ou un long trait, il se lève seulement vers la fin de l’une ou de l’autre. Au moment où le prêtre quitte le Missel, il monte sur le marchepied, et, tourné vers le livre, il le prend à deux mains avec le coussin ou le pupitre, se tourne sur sa gauche, descend les degrés directement vers le milieu de l’autel, se retourne vers la croix, fait la génuflexion, et monte directement au coin de l’évangile.
Il met alors le Missel sur l’autel au coin de l’évangile, et le place obliquement, de manière que le dos du livre soit tourné vers le coin de l’autel. Il s’écarte à gauche, et se tient sur le degré au-dessous du marchepied, pour répondre au commencement de l’évangile. Au moment où le prêtre dit Initium ou Sequentia, etc., il fait comme lui, avec le pouce de la main droite, le signe de croix sur son front, sa bouche, et sa poitrine, et répond, en joignant les mains : Gloria tibi Domine. Puis il descend au bas des degrés, fait la génuflexion au milieu, et se rend au côté de l’épître.
Pendant tout l’évangile, il se tient debout du côté de l’épître, tourné vers le prêtre. Si celui-ci fait la génuflexion pendant l’évangile, le servant la fait également. Il répond Laus tibi Christe à la fin.
Nota – Pendant la semaine Sainte lorsqu’on lit la Passion, il ne dit pas Gloria tibi Domine au commencement ; mais il répond Laus tibi Christe à la fin de la partie qui tient lieu d’évangile, et que le prêtre lit après avoir dit Munda cor meum, etc., au milieu de l’autel.
Après l’évangile, il se met à genoux du côté de l’épître. Si le prêtre récite le Credo, il s’incline profondément depuis Et incarnatus est jusqu’à Et Homo factus est inclusivement.
621. Offertoire. – Le prêtre ayant dit Oremus, si le servant est en surplis (ou même quand il ne l’est pas, si c’est l’usage), il monte à la droite du prêtre, et reçoit le voile en passant sa main gauche sous la droite du prêtre, ou bien il le prend sur l’autel, où le prêtre l’a déposé ; il le plie de manière que la doublure ne paraisse point, et le place vers le fond de l’autel du côté de l’épître ; puis il se rend à la crédence.
Arrivé à la crédence, il prend de la main droite la burette du vin, et de la gauche celle de l’eau, toutes deux par le pied, de manière que le prêtre puisse les prendre commodément et par les anses, s’il y en a [4]. Se tournant ensuite sur sa gauche, il monte à l’autel sur le degré au-dessous du marchepied.
Lorsque le prêtre arrive, il lui fait une inclination, baise la burette du vin, et la lui présente, sans lui baiser la main. Pendant que le prêtre verse le vin dans le calice, il fait passer la burette de l’eau dans sa main droite et la baise ; puis il reçoit de la main gauche la burette du vin, présente celle de l’eau au prêtre, et baise la burette du vin. Il reçoit ensuite de la main droite la burette de l’eau, la baise, fait une inclination au prêtre, et retourne par la droite porter les burettes à leur place.
De retour à la crédence, il dépose la burette du vin, et reprend, par l’anse ou par le milieu, la burette de l’eau avec le plateau et le manuterge, et remonte à l’autel. Il met le manuterge déplié sur son bras gauche, ou le tient en dessous du plateau [5], de manière que le prêtre puisse le prendre facilement ; il prend le plateau de la main gauche, et la burette de la main droite, retourne au coin de l’épître, et se place de telle sorte que le prêtre se lave les mains hors de l’autel.
Lorsque le prêtre arrive pour se laver les doigts, il lui fait une inclination, et tenant le plateau, il lui verse de l’eau sur les doigts, sans précipitation et sans remuer la main, jusqu’à ce que le prêtre lui fasse signe de cesser. S’il tient le manuterge au-dessous du plateau, il élève un peu les mains pour donner au prêtre la facilité de le prendre.
Quand le prêtre s’est essuyé les doigts, le servant le salue, retourne à la crédence, verse l’eau en lieu convenable, essuie le plateau, place les burettes dessus, celle du vin à droite et celle de l’eau à gauche, prend la clochette, retourne à sa place du côté de l’épître, sans se rendre au milieu de l’autel, et se met à genoux.
Quand le prêtre a dit Orate fratres et s’est entière­ment retourné vers l’autel, il répond Suscipiat Dominus sacrificium, etc., sans s’incliner [6].
Pendant que le prêtre dit le Sanctus, il sonne la clochette, de préférence par trois coups distincts ; puis il la place à gauche, de manière à pouvoir facilement la prendre pour l’élévation.
[Note 4] Martinucci et d’autres font porter et déposer sur l’autel le plateau avec les burettes. D’autres auteurs, Merati, Mgr de Conny, de Herdt, trouvent cette pratique moins conforme au respect dû à l’autel et à la règle qui prescrit de n’y rien déposer sans nécessité.
[Note 5] À Rome, on étend le manuterge sur le coin de l’autel, et c’est là, que le prêtre le prend pour s’essuyer les mains, et qu’il le laisse après s’en être servi. Cette pratique est encore improuvée par Merati et a l’inconvénient signalé par Mgr de Conny.
[Note 6] Des livres à l’usage des fidèles portent Suscipiat Dominus hoc sacrificium. Le mot hoc ne se trouve pas dans le Missel.
622. Canon de la Messe. – Quelque temps avant la consécration, au Memento des vivants, il allume le cierge de l’élévation, si c’est l’usage.
Lorsque le prêtre commence à faire les signes de croix, après avoir étendu les mains sur l’hostie et le calice, le servant, sans faire la génuflexion, va se mettre à genoux derrière le prêtre, un peu du côté de l’épître. Pendant les deux élévations, à chaque génuflexion du prêtre, il s’incline médiocrement, soutient de la main gauche la chasuble par le bas [7], et sonne la clochette, de trois coups plutôt que d’une manière continue [8]. Après l’élévation du calice, il pose la clochette à sa droite, et revient à sa place s’il l’a quittée, après avoir fait la génuflexion au milieu [9].
Il répond Amen quand le prêtre a dit Per omnia sæcula sæculorum ; à la fin du Pater, il répond Sed libera nos a malo. Lorsque le prêtre dit de nouveau Per omnia sæcula sæculorum, il répond Amen ; après Pax Domini, il répond Et cum spiritu tuo. Il se frappe la poitrine trois fois au mot nobis de l’Agnus Dei.
[Note 7] C’est seulement pendant l’élévation même de la sainte Hostie et du calice que l’on soutient ainsi la partie inférieure de la chasuble (Rit. celeb. Miss., tit. VIII, n. 6 ; Cær. Ep., I-IX, n. 5 ; S.R.C., 3535, ad 2).
[Note 8] On lit dans la rubrique : « Manu dextera pulsat campanulam ter ad unamquamque elevationem, vel continuate quousque sacerdos deponat Hostiam super corporale, et similiter postmodum ad elevationem calicis ». D’après Baldeschi, Falise, de Conny, il serait mieux de donner un seul coup de sonnette au moment où le prêtre fait la première génuflexion, un second lorsqu’il élève l’Hostie ou le calice, et un troisième pendant la deuxième génuflexion. – La manière de sonner est une question de coutume locale, comme beaucoup de points concernant le répondant de la Messe basse.
[Note 9] Même dans les oratoires privés où le prêtre serait seul avec son servant, celui-ci doit sonner la clochette au Sanctus et aux deux élévations (S.R.C., n. 3638, ad 3).
623. Distribution de la communion. – Si quelqu’un se présente pour communier, le servant se lève au moment où le prêtre découvre le calice, va directement reporter la clochette à la crédence, prend la nappe, si elle n’est pas déjà à la balustrade, et l’étend devant les communiants, puis il prend le plateau de communion et se met à genoux du côté de l’épître.
Pendant que le prêtre prend le Précieux Sang, il s’incline profondément, et récite le Confiteor. Il répond Amen à Misereatur, etc., et Indulgentiam, etc., faisant le signe de croix à ces derniers mots.
S’il doit lui-même communier, il le fait avant tous les autres, à moins qu’un prêtre, un diacre ou un sous-diacre ne se présente ; cependant s’il est laïc, il communie après les clercs. Alors, dès que le prêtre a dit Indulgentiam, etc., ayant eu soin de prendre avant le Confiteor le plateau [10], il vient devant le milieu de l’autel, fait la génuflexion, monte, et se met à genoux sur le bord du marchepied, un peu du côté de l’épître ; il revient à sa place aussitôt qu’il a communié.
Lorsque le prêtre a distribué la communion, il reprend la nappe s’il l’a étendue, et la dépose à la crédence pour la plier plus tard. Pendant que le prêtre remonte à l’autel, il l’aide en relevant le bas de l’aube comme au commencement de la Messe. Quand le tabernacle est refermé, il éteint le cierge de l’élévation s’il l’a allumé, et va de suite à la crédence prendre les burettes.
Si la table de communion est très éloignée de l’autel, le servant allume un ou deux cierges auprès, ou bien il accompagne le prêtre en portant un cierge allumé.
[Note 10] Si le servant est seul à communier et que le prêtre se serve de la patène, le servant prendrait la nappe de communion. – Il ne doit pas prendre, en guise de nappe, le voile du calice ni le manuterge.
624. Ablutions. – Si personne ne se présente pour la communion, le servant se lève quand le prêtre découvre le calice, va directement à la crédence, dépose la clochette, prend les deux burettes par l’anse ou par le milieu, celle du vin de la main droite, celle de l’eau de la main gauche, et, se tournant vers la gauche, il fait la génuflexion au bas des degrés, et monte au coin de l’épître, sur le marchepied [11]. Il s’incline profondément pendant que le prêtre prend le Précieux Sang, et lorsque le prêtre lui tend le calice, il y verse doucement du vin, jusqu’à ce que le prêtre lui fasse signe de cesser en élevant un peu le calice.
Il se retire ensuite sur le degré au-dessous du marchepied, et lorsque le prêtre, tenant le calice, vient au coin de l’épître, il lui fait une inclination et lui verse sur les doigts, d’abord du vin, puis de l’eau, sans promener la burette, jusqu’à ce que le prêtre élève les doigts ou le calice. Il doit faire attention à ne rien répandre en dehors de la coupe du calice, et à ne toucher les doigts du prêtre. Après avoir fait une inclination, il retourne par sa droite à la crédence, dépose les burettes sur le plateau, et éteint le cierge de l’élévation s’il l’a allumé.
Il se rend ensuite au milieu de l’autel, fait la génuflexion, monte au côté de l’évangile, prend le livre avec le pupitre, descend par sa droite au milieu de l’autel, fait la génuflexion, et le porte ouvert au côté de l’épître, où il le place comme pour l’introït, sans tourner les pages à l’endroit de l’antienne de la communion. Il attend à la droite du prêtre pour lui présenter, au moment voulu, le voile du calice [12] ; puis il se tourne sur sa gauche, descend devant le milieu de l’autel, fait la génuflexion, et se met à genoux du côté de l’évangile.
[Note 11] Si le Saint-Sacrement n’est plus sur l’autel quand le servant arrive, il ne fait pas la génuflexion.
[Note 12] Si le servant n’a pas reçu le voile du calice à l’offertoire, il ne le présente pas, à ce moment, mais le déplie et l’étend entre le Missel et le corporal.
625. Dernières oraisons. – Il répond à Dominus vobiscum, aux oraisons, à Ite missa est ou Benedicamus Domino. Pendant la semaine de Pâques, le prêtre ajoute deux Alleluia à Ite missa est, et le servant répond Deo gratias, alleluia, alleluia.
Quand le prêtre donne la bénédiction, il fait le signe de croix, et répond Amen ; puis il se lève, répond au dernier évangile, et fait les trois signes de croix comme au premier ; il va ensuite se placer au côté de l’épître et reste debout, tourné vers le prêtre. À ces mots : Et Verbum caro factum est, il fait la génuflexion, et répond Deo gratias à la fin.
Si le prêtre laisse le livre ouvert après la dernière oraison, c’est signe qu’il doit y lire le dernier évangile. Alors le servant, ayant répondu Deo gratias à Ite Missa est ou à Benedicamus Domino, transporte le livre au coin de l’évangile, où il le place obliquement comme la première fois.
Lorsque le prêtre donne la bénédiction, il se met à genoux sur le degré du côté de l’évangile et répond Amen ; ou bien, s’il n’a pas eu le temps de porter le Missel auparavant, il s’agenouille au lieu où il se trouve, tenant le livre, et va ensuite mettre ce dernier sur l’autel.
Après l’évangile, il reporte le pupitre et le Missel au côté de l’épître, s’il doit rapporter le Missel à la sacristie.
Après avoir répondu Deo gratias au dernier évangile, il se met à genoux par terre, du côté de l’épître, et répond posément, en même temps que le peuple, aux prières prescrites après les Messes basses.
Ensuite, si le Missel ne doit pas rester à l’autel, il le prend avec la barrette du prêtre ; la tenant de la main droite, et soutenant le Missel sur le bras gauche, il vient vers le milieu de l’autel, au bas des degrés, et se place un peu du côté de l’épître, attendant que le prêtre descende de l’autel. Il fait la génuflexion en même temps que le prêtre fait la révérence convenable, lui présente la barrette avec les baisers, et retourne d’un pas grave à la sacristie, en précédant le prêtre. Arrivé à la sacristie, il se place à sa gauche, salue la croix en même temps que lui, puis salue le prêtre, dépose le Missel, et reste à sa gauche pour lui aider à quitter les ornements.
Nota – Il peut, s’il en a le temps, éteindre les cierges avant de revenir à la sacristie. Il se rend alors au côté de l’évangile après avoir répondu Miserere nobis à la dernière invocation du Sacre-Cour, éteint le cierge, revient au côté de l’épître, éteint le cierge de ce côté, prend ensuite le Missel s’il doit le porter, et la barrette.
En quittant le prêtre à la sacristie, le servant va d’abord éteindre les cierges, s’ils ne sont pas éteints : il commence par celui de l’évangile. S’il y a lieu de le faire, il enlève ensuite le pupitre et les canons, couvre l’autel, et rapporte le Missel, qui serait resté à l’autel. Ayant mis chaque objet à sa place, il quitte le surplis, et se retire, après avoir fait à l’église une courte prière.

     

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 Question liturgique simple, par AVV-VVK  (2015-02-14 20:04:44)
      Réponse simple... par Sacerdos simplex  (2015-02-14 20:28:51)
      Réponse complète par Non nobis  (2015-02-14 22:04:08)


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