le principe de subsidiarité !!! par baudelairec2000 2014-12-18 20:06:01 |
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Franchement, monsieur Sureau, qu'avons-nous à faire de ce principe? Pourquoi discriminer le FN sur ce seul critère? Il y a sûrement des partis en France qui ont intégré la subsidiarité dans leur programme, je serai curieux de savoir lesquels. Une marotte chez les catholiques sociaux? Expliquez-nous pourquoi le principe de subsidiarité devrait être un des principes fondamentaux de la politique. L'éducation, en théorie, intéresse aussi bien la famille que l'Etat: l'éducation relève davantage du bien commun, de celui qui est censé le promouvoir et s'en préoccuper: l'Etat. L'éducation, qu'on arrête de nous raconter des histoires, est loin de se cantonner à la sphère familiale. C'est peut-être cette notion de bien commun qu'il convient de remettre à l'honneur.
J'ai ma petite idée sur la question: les catholiques, désespérant de l'Etat moderne -cela peut évidemment se comprendre - se méfient de tout ce qui pourrait, de près ou de loin, ressembler au monstre persécuteur, et, désormais, confient, pour ne pas dire, diluent, les prérogatives qui relevaient de la sphère publique à des corps intermédiaires. La répartition des charges, des "honores", aurait-on dit dans une période fort lointaine, doit être le fait du pouvoir politique; l'Etat repose sur cette distribution des rôles, chaque détenteur d'honores contribuant par l'exercice de sa charge au bien commun. Il est vrai que je vous parle d'une période où les rois catholiques étaient soucieux du bien commun, préoccupés par le salut de la Respublica, par le salut du peuple chrétien, la Christianitas.
Je n'oublie pas que vous avez édité - édition éminemment intelligente - le De regno de saint Thomas; ce qui m'étonne, c'est que vous n'en tiriez pas sur le plan politique actuel davantage de principes... je vous indique un ouvrage sur le sujet qui vous sera fort utile:
Le Prince, son peuple et le bien commun, de l'Antiquité tardive à la fin du Moyen Age (Presses universtaires de Rennes, 2013), ouvrage collectif avec les contributions précieuses d'Olivier Guillot, Hervé Oudart, Alain Dubreucq ou Yves Sassier, des médiévistes qui, dans d'autres ouvrages, ont insisté sur cette notion de bien commun et sur la mission spécifique du prince chrétien.
Je me permet d'ajouter, pour Olivier Guillot, son premier recueil d'articles, intitulé Arcana (Presses Universitaires de Limoges), pour Yves Sassier, Royauté et Idéologie (Armand Colin), et, pour Alain Dubreucq, son édition complète du De Institutione regia de Jonas d'Orléans (Sources chrétiennes).
Autant d'ouvrages qui nous indiquent clairement quelle est la mission d'un gouvernement chrétien et contribuent utilement à nous détourner de toutes les fantaisies démocratiques qui ravagent les intelligences depuis l'âge des Lumières, nous invitant par là-même à nous méfier des partis qui les propagent - le FN est de ceux-là.
baudelairec2000 antidémocrate viscéral, peu favorable au FN.
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