Il ne s'agit pas vraiment de ça... par PEB 2014-07-12 00:51:40 |
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Notre nouvel ami est un laïc et cette doctrine concerne essentiellement les religieux.
Concernant un laïc, le lien avec le clergé n'est pas de l'obéissance stricto sensu mais de la piété filiale. Honorer ses parents ne veut pas dire nécessairement tout leur passer...
Concernant l'obéissance elle-même, il y a une hiérarchie des normes (selon la théorie générale du catéchisme républicain). Au sommet de tout est l'obéissance devant le Créateur, Rédempteur et Paraclet tel qu'Il s'est révélé dans les développements de la Tradition catholique et apostolique. C'est ainsi que le sujet n'est pas tenu d'adhérer, même sur ordre, à une secte idolâtre (car attentat au Premier commandement) ou, sous quelque prétexte que ce soit, à briser un ménage sanctifié sacramentellement (visé par le Sixième Commandement et par l’Évangile).
Vient ensuite la constitution divine de l’Église. Aussi un ordre demandant de mutiler le Pape est-il nul et non avenu.
Et plus généralement, la loi naturelle s'impose à tous dans l'ordre moral. Chacun reste responsable devant Dieu et devant les hommes de ses actions et omissions. Je n'adhère donc pas à l'idée que l'obéissance est en soi un bienfait dans le sens qu'elle permet de se décharger l'esprit de tout inquiétude. L'inquiétude est même une vertu si elle est animé de la charité envers le prochain.
L'autorité d'un supérieur ne peut s'entendre qu'à l'intérieur de cette frontière, parfois un peu floue, il est vrai. En dehors, le supérieur n'est plus. Dans le cas des clercs et des religieux, la règle déroge au droit commun des fidèles mais le Führerprinzip n'est jamais l'horizon de l'homme mais le Gottprinzip.
A la limite, le moine est l'usager du Père Abbé dans le sens que le maître est le serviteur de la communauté. Car il n'y a pas d'éthique de l'obéissance qui n'ait en miroir celle de l'autorité. Et il n'y a pas d'autorité que celle qui élève (augere) et le dépositaire et bénéficiaire.
C'est pourquoi j'affirme et soutiens que, dès lors que l'autorité souhaite couvrir de son ombre des agissements graves et criminels, il est du devoir de les dénoncer aux autorités civiles afin de leur permettre toute mesure de sauvegarde. C'est même rendre service au supérieur indigne que de le déposer ainsi afin de le mettre dans la pénitence. C'est ce qu'on aurait dû faire à Maciel par exemple! Mais cela concerne aussi les malversations financières et consorts (atteinte majeure au Septième Commandement).
La procédure canonique suivra l'emprisonnement.
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