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Pape François : "Personne ne peut juger".
par Scrutator Sapientiæ 2014-07-05 10:15:27
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Bonjour à tous,

Voici :

PAPE FRANÇOIS MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE Lundi 23 juin 2014

(L'Osservatore Romano, Édition hebdomadaire n° 27 du 3 juillet 2014)

Personne ne peut juger

" Celui qui juge se met à la place de Dieu et en agissant de la sorte va vers un échec assuré dans la vie, car il sera repayé par la même monnaie. Et il vivra dans l’erreur, en prenant la “paille” dans l’œil de son frère pour la “poutre” qui l’empêche de voir. C’est une invitation à défendre les autres et à ne pas les juger qu’a ainsi lancée le Pape. Le passage évangélique de la liturgie (Matthieu 7, 1-5) présente précisément Jésus qui «cherche à convaincre de ne pas juger»: un commandement qu’il «répète de nombreuses fois». En effet, «juger les autres nous conduit à l’hypocrisie».

Mais, «non seulement il se trompe; mais il fait aussi confusion». Et «il est tellement obsédé par celui qu’il veut juger, par cette personne — tellement, tellement obsédé! — que cette paille ne le laisse pas dormir». Et il répète: «Mais je veux t’enlever cette paille!». Mais sans se rendre compte «de la poutre qu’il a» dans son propre œil. Dans se sens il se «trompe» et «croit que la poutre est cette paille». Donc, celui qui juge est un homme qui «confond la réalité», il se trompe. Pas seulement. Pour le Pape, celui qui juge «devient un vaincu» et il ne peut que mal finir, «car la même mesure sera utilisée pour le juger lui», comme dit Jésus dans l’Evangile de Matthieu.

Donc, «le jugeur vaniteux et arrogant qui se trompe de place, parce qu’il prend la place de Dieu, parie sur une défaite». Et quelle est la défaite? «Celle d’être jugé avec la mesure selon laquelle lui-même juge». Car «le seul qui juge est Dieu et ceux auxquels Dieu donne le pouvoir de le faire. Les autres n’ont pas le droit de juger: c’est pourquoi il y a l’erreur, c’est pourquoi il y a la défaite». Ainsi, «si nous voulons aller sur la route de Jésus, plus que des accusateurs nous devons être des défenseurs des autres devant le Père».

D’où l’invitation à défendre celui qui subit «une chose terrible»: sans trop y penser, a-t-il recommandé, «va prier et défends-le devant le Père, comme fait Jésus. Prie pour lui». Mais surtout, «ne juge pas, parce que si tu le fais, quand tu feras quelque chose de laid, tu seras jugé!». C’est une vérité qu’il est bon de se rappeler «dans la vie de tous les jours, quand vient l’envie de juger les autres, de parler mal des autres, ce qui est une forme de jugement». Le Pape François a conclu en priant le Seigneur pour qu’il «nous donne la grâce d’imiter Jésus intercesseur, défenseur, notre avocat et celui des autres». Et de «ne pas imiter celui qui juge, qui à la fin nous détruira». "

Je crois pour ma part qu'il est urgent, vital (par les temps qui courent, et Dieu sait qu'ils courent vite, en direction du relativisme et du subjectivisme), de réhabiliter, de relégitimer, la distinction

- entre le jugement des personnes, et notamment le jugement des intentions des personnes,

- et le jugement des idées et des actes des personnes, et notamment le jugement des résultats de ces idées et de ces actes.

Je ne vois pas très bien comment la correction fraternelle serait possible, dans une Eglise et dans un monde dans lesquels il serait, non seulement illégitime de juger les intentions et les personnes, mais aussi illégitime de juger les idées et les actes des personnes.

Le jugement des idées et des actes n'est pas une affaire de condamnation hypocrite et pharisienne, mais une affaire de constatation et de discernement.

Bien argumenté, bien documenté, bien étayé et bien exprimé, dans le respect et le souci de la véritable dignité et de la véritable liberté des personnes, le jugement est à la fois libérateur et responsabilisant, pour soi-même et pour les autres.

En ce sens, il est indispensable à l'esprit public et au corps social, y compris de nos jours, où l'on préfère du consensus fabriqué et aveuglant à des jugement étayés et éclairants.

Le Pape François reconnaît lui-même, dans sa méditation matinale suivante, l'importance du discernement :

PAPE FRANÇOIS MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE Mardi 24 juin 2014

Des chrétiens qui savent s’abaisser

" Préparer, discerner, diminuer. Dans ces trois verbes est contenue l’expérience spirituelle de saint Jean-Baptiste, celui qui a précédé la venue du Messie «en prêchant le baptême de conversion» au peuple d’Israël. Et le Pape François, en la solennité de la Nativité du Précurseur, a voulu reproposer ce trinôme comme modèle de la vocation de tout chrétien, contenu dans trois expressions qui se réfèrent à l’attitude de Jean-Baptiste à l’égard de Jésus: «Après moi, devant moi, loin de moi».

Jean a travaillé avant tout pour «préparer, sans rien prendre pour lui». «C’était un homme important: les gens le cherchaient, le suivaient», parce que ses paroles «étaient fortes» comme «une épée tranchante», selon l’expression d’Isaïe (49, 2). Jean-Baptiste «arrivait au cœur» des gens. Et si «sans doute il a eu la tentation de croire qu’il était important, il n’était pas tombé dans le piège», comme le démontre la réponse donnée aux docteurs qui lui demandaient s’il était le Messie: «Je suis la voix, seulement la voix — a-t-il dit — de celui qui crie dans le désert. Je ne suis que la voix, mais je suis venu préparer la route au Seigneur». Son premier devoir est donc de «préparer le cœur du peuple pour la rencontre avec le Seigneur».

Mais qui est le Seigneur? Dans sa réponse à cette interrogation, il y a «la deuxième vocation de Jean: discerner, parmi tant de bonnes personnes, qui était le Seigneur». Et «l’Esprit lui a révélé cela». De sorte qu’«il a eu le courage de dire: “C’est lui. Voici l’agneau de Dieu, celui qui enlève les péchés du monde”». Alors que «dans la préparation Jean disait: “Celui qui vient derrière moi...”, dans le discernement, qui sait discerner et indiquer le Seigneur, il dit: “Le voilà passé devant moi...”».

Ici s’inscrit «la troisième vocation de Jean: diminuer». Parce que c’est précisément «à partir de ce moment-là que sa vie commença à s’abaisser, à diminuer afin que grandisse le Seigneur, jusqu’à s’anéantir lui-même». Telle a été «l’étape la plus difficile de Jean, parce que le Seigneur avait un style qu’il n’avait pas imaginé, au point qu’en prison», où il avait été enfermé par Hérode Antipas, «il a souffert non seulement de l’obscurité de la cellule, mais de l’obscurité de son cœur». Il s’est tant anéanti «afin que le Seigneur grandisse». Il a fini «humilié, mais le cœur en paix». «Il est beau de penser ainsi la vocation du chrétien». En effet, «un chrétien ne s’annonce pas soi-même, il annonce un autre, il prépare le chemin à un autre: au Seigneur». "

Bonne journée et à bientôt.

Scrutator.

     

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 Pape François : "Personne ne peut juger". par Scrutator Sapientiæ  (2014-07-05 10:15:27)
      Très bien vu et dit par Aigle  (2014-07-05 14:05:00)
      Et les pedophiles ? par Aigle  (2014-07-05 14:08:57)
      [réponse] par FilsDeMarie  (2014-07-06 17:55:52)
          En effet par Aigle  (2014-07-06 18:55:51)
              La mafia est plus facile à condamner que la taqiya. par Scrutator Sapientiæ  (2014-07-06 23:43:33)


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