Par un hasard étonnant je porte également une horrible chemise violette aujourd'hui. Donc je ne vais pas reprocher à Monsieur Lorber ses goûts épiscopaux. Pas plus que je ne lui reprocherai sa tenue civile puisqu'il me semble qu'il a demandé sa réduction à l'état laïque. Sa mission se réduit donc à donner l'absolution dans les cas d'urgence.
Je crois qu'il reste bon chrétien et la décision qu'il a prise a dû être douloureuse, le Seigneur en jugera.
C'est très juste.
L'ex-abbé (ainsi Maître Parfu initialement, et très correctement) Lorber a demandé et reçu en 2012 (si mes souvenirs sont bons) la réduction à l'état laïc, auprès des instances qui selon lui sont pourvues de l'autorité nécessaire pour ce faire.
Dans une situation normale il resterait astreint au célibat et la récitation du bréviaire (il y a des exceptions mais non octroyables aujourd'hui), mais il n'a plus le droit en principe de porter l'habit clérical ni de conférer les sacrements, hors état de nécessité (danger de mort d'un tiers).
Il agit donc d'une façon parfaitement honorable, dans son for interne, même si, à mon avis, il se trompe sur au moins un point essentiel.
Nous ignorons et ne sommes pas en mesure (ni avons nous le droit) de juger de ses motifs intimes pour avoir fait cette démarche, et il ne reste que de prier.
J'aurais préféré, en revanche, qu'il portât cravatte et veston pour présenter son disque et sa vision sur le chant religieux.
Mais je suis sans doute un peu vieille école dans le domaine vestimentaire aussi.
En revanche j'ai toujours contesté les exécutions trop rapides de l'abbé Lorber, les modifications au plain-chant introduites de son propre chef dans les recueils Magnificat Dominum. Et cette idée moderniste de vouloir introduire des cantiques dans les messes chantées. De plus les cantiques renouvelés qu'il propose sont assez moches dans l'ensemble.
Je ne connais pas
Magnificate Dominum, mais les (rares) fois que j'ai été témoin d'un office à la FSSPX, la rapidité du chant m'a toujours frappé, ainsi que, dans certains cas, la rapidité de célébration de certains prêtres. Sans doute le débit d'un Roman est plus rapide que celui d'un Germain, en règle générale (je me fais toujours repérer d'abord pas ma lenteur quand je parle une langue romane), mais il y a des limites.
Quant à l'ajout indû (sauf peut-être comme chant de sortie) de cantiques vernaculaires pendant la messe, vous avez évidemment raison.
Caveant consules !