l'Eglise est-elle intemporelle ? par jejomau 2014-05-08 08:44:05 |
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Dans uns interview exclusive au quotidien néerlandais Tertio qui n’a publié jusqu’ici que deux questions relayées par le blogue néerlandais In Caelo et in Terra et retranscrites ici via notions romaines, le secrétaire du Synode sur la Famille dit :
En Occident, plusieurs s’attendent à plus d’ouverture sur les questions de morale sexuelle y compris l’attitude envers les divorcés remariés. Vous attendez-vous à des changements sur la question?
«Le questionnaire traitait de plusieurs sujets. Parmi ceux-ci, celui de la morale sexuelle, mais aussi la situation des divorcés et des gens qui se sont remariés civilement. [...] Familiaris consortio de Jean Paul II en 1981 était le dernier document majeur des trente dernières années traitant de la question. L’Église n’est pas intemporelle; elle existe parmi les vicissitudes de l’histoire et l’Évangile doit être connu et vécu par les gens d’aujourd’hui. Le message doit être livré au présent, en respectant l’intégrité de celui qui le reçoit, peu importe qui il est. Nous allons avoir deux synodes pour discuter de cette question complexe qu’est la famille et je crois que cette dynamique en deux mouvements va nous permettre de donner une réponse plus appropriée aux attentes des gens.»
Comment un plus grand équilibre en matière de gestion de l’Église peut-il être atteint entre la Curie et le monde entier, entre centralisation et autonomie locale?
«Ceci est la grande question à laquelle le pape François se sait confrontée, à la lumière du renouveau et de la réforme. Selon lui, les évêques du conclave lui ont donné cette tâche. La synodalité aura à garantir la décentralisation et plus d’attention aux églises particulières, et aussi une plus grande implication de tous les évêques du monde dans l’évangélisation. Comme chef du Collège des évêques, le Pape doit mener ce processus. Le Conseil cardinalice travaille à une réforme de la Curie et des services centraux de l’Église.»
la fidélité au concile de Vatican II constituait un élément central à la vie religieuse. «Littéralement», a dit le numéro deux de la Congrégation pour les Religieux. «Pour les religieux, le Concile est un point non-négociable.» Quiconque voit les «réformes» de Vatican II comme étant les maux affectant la vie religieuse «nie la présence du Saint-Esprit dans l’Église».
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