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800 anniversaire de Saint Louis à Aigues-Mortes
par CMdelaRocca 2014-04-28 13:39:02
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On trouvera un compte-rendu "pris sur le vif" et illustré de la cérémonie religieuse de SER Mgr Robert Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès en l'église Notre Dame des Sablons sur l'excellent blogue de frère Maximilien-Marie du Sacré-Coeur,"le blogue du maître-chat Lully" ici.........
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Extrait:En tête de procession, derrière la croix, venaient un jeune homme et une jeune femme en costume du XIIIe siècle, portant une reproduction de l’étendard de Saint-Denys ; ils étaient suivis de dames, de jeunes femmes et d’enfants en costumes aigues-mortais traditionnels (ressemblant beaucoup à celui des Arlésiennes) ; venaient ensuite les membres des deux confréries de pénitents actives sur la paroisse d’Aigues-Mortes : les pénitents blancs et les pénitents gris ; derrière les pénitents marchaient des représentant des Chevaliers du Saint-Sépulcre et des Chevaliers de Malte, précédant le Prince Charles-Emmanuel de Bauffremont, président de l’Institut de la Maison de Bourbon, portant un reliquaire de Saint Louis à la restauration duquel l’Institut a largement contribué.
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C’est alors que se plaçaient Monseigneur le duc d’Anjou et son épouse, avec une suite d’honneur. Dans les rues qui nous conduisaient à l’église Notre-Dame des Sablons ils furent applaudis par plusieurs personnes, dont certaines n’hésitèrent pas à crier : « Vive le Roi ! »

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Suivait ensuite la procession du clergé. J’étais en tête, comme religieux non clerc, aux côtés d’un prélat de l’Ordre de Malte qui ne souhaitait pas concélébrer.
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Il y avait plusieurs diacres et, à ce qu’il m’a semblé, une quinzaine de prêtres (j’ai remarqué que les plus jeunes étaient aussi ceux qui portaient l’habit ecclésiastique noir de la manière la plus stricte et qui se tenaient le plus dignement au choeur), qui précédaient Son Excellence Révérendissime Monseigneur Robert Wattebled, évêque de Nîmes, Uzès et Alès.

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On notera qu'à l'occasion de cette messe du 25 avril, un entretien a été accordé au journal « La Provence » par le duc d'Anjou:
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Si la France était encore une monarchie, le prince Louis de Bourbon, duc d’Anjou, serait notre souverain sous le nom de Louis XX. Le prince, qui s’est rendu vendredi à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis, a accepté de répondre aux questions de La Provence.
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Monseigneur, vous vous êtes rendu, vendredi, à Aigues-Mortes pour commémorer le 800e anniversaire de la naissance de Saint Louis. Que représente ce Roi, majeur dans notre histoire, pour vous ? Et pourquoi célébrer sa naissance, qui est aussi le jour de votre quarantième anniversaire, à Aigues-Mortes ?
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Louis de Bourbon : C’est vrai que la concordance des dates et des prénoms est amusante : Saint Louis est né le 25 avril 1214, je suis né 760 ans plus tard et nos épouses se prénomment Marguerite…
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Mais plus sérieusement, oui, il m’a paru important de venir à Aigues-Mortes à l’occasion du 800e anniversaire de Saint Louis. J’ai accepté cette invitation des autorités civiles et religieuses car honorer ce saint Roi, bon époux et bon père de famille, est tout un symbole. Il fonda cette cité en 1240, ouvrant à la France une porte sur la Méditerranée qui ne s’est jamais refermée depuis.
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Roi réformateur, bâtisseur, juste, il était très aimé car il avait grand souci du faible. Tout cela est présent à Aigues-Mortes, mais j’irai cette année dans d’autres lieux, tant en France qu’à l’étranger, à commencer par le Grau-du-Roi pour la restauration d’un reliquaire.

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Alors que notre pays semble de plus en plus divisé, quel serait, selon vous, l’intérêt d’une restauration de la monarchie ?
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Louis de Bourbon : L’avantage de la royauté, c’est précisément de faire l’union. D’ailleurs, ce fut tout au long de l’Histoire le leitmotiv de nos Rois : unir, rassembler, lutter contre les intérêts particuliers au profit de l’intérêt général.
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Un Roi, par nature, est au-dessus de tous les partis. Il est au service de tous. Au service de son pays et c’est naturellement qu’il mettra tout en oeuvre pour le transmettre à son successeur en bonne santé.
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C’est la concordance commune d’intérêts qui est l’un des secrets
de la réussite du système, et cela est unique et irremplaçable.
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Peut-on encore concilier modernité et monarchie, notamment en ce qui concerne les problèmes de société ?
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Louis de Bourbon : Déjà, on peut constater que des monarchies existent en Europe et, en général, les pays concernés révèlent une adaptation plus dynamique, tant sur le plan social qu’économique.
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La France est très attachée à son système de protection sociale que Saint Louis aurait sûrement soutenu, lui qui, à l’époque, créait les grands hôpitaux et les premiers fonds de retraite pour les soldats. Mais pour garder cette protection, il faut être vigilant et lucide. Rien n’est pire que l’utopie.
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La royauté, elle, s’est construite sur du réel, c’est-à-dire, au départ, une famille, des fiefs, des communes, des artisans, des commerçants, des entrepreneurs, etc. Tout un tissu social travaillant chacun pour soi et pour le bien de tous, grâce à un contrôle minime mais efficace exercé par le minimum d’État qu’est la royauté. Ce système donnait ainsi beaucoup de libertés aux individus.
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Où en sommes-nous avec les libertés ?

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Dans la France actuelle, quel rôle entendez-vous jouer ?
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Louis de Bourbon : Un rôle à la fois discret et concret. Les autorités, tant civiles que religieuses, qui m’ont invité savent très bien qui je suis et c’est bien en tant qu’aîné de la Maison de Bourbon, descendant direct de Saint Louis, que je suis venu à Aigues-Mortes. Les choses sont claires et je suis très heureux de pouvoir incarner cet attachement profond des Français à leur Histoire.
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Chaque année, le programme des Célébrations Nationales présente beaucoup d’occasions d’évoquer ce lien si particulier qui existait entre le Roi et son peuple, un lien à la fois charnel et spirituel, là encore quelque chose d’irremplaçable.
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Que vous dire d’autre ? J’existe, je suis là et si je peux un jour oeuvrer plus concrètement pour la France, je prendrai mes responsabilités. J’ai aujourd’hui 40 ans, trois enfants, une vie active, je sens bien que ma génération et celle qui suit attendent un changement profond et pacifique.

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(propos recueillis par Frédéric Cheutin pour La Provence)
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