Le fourvoiement des « bons sentiments » par Rodolphe 2014-03-30 15:58:28 |
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J’imagine que l’Eglise fait tout cela avec les meilleures intentions du monde : « sauver » l’enfant dans la mesure du possible, ne pas refuser le chemin de la rédemption (demandes de confirmation) aux brebis égarées…
Je ne tire donc pas à boulet rouge sur celle-ci, d’autant que je ne connais pas le dessous des cartes (y-aurait-il un début de bonne foi dans cette démarche ?). Mais, le scandale est évident !
Je crains fort en effet que l’Eglise ne se fasse manipuler de façon perverse… l’objectif étant d’essayer de lui faire dire ce qu’elle a toujours refusé de reconnaître, à savoir que le mariage homosexuel est acceptable d’un point de vue catholique.
En revanche, je ne pense pas qu’on puisse extrapoler à partir de cet exemple et prétendre qu’un processus de reconnaissance du mariage homosexuel par l’Eglise serait en cours.
J’ajoute que la situation n’est pas facile, si on y réfléchit.
Deux personnes homosexuelles demandent le baptême pour un enfant. Le prêtre hésite car il doit vérifier que cet enfant sera élevé dans la religion catholique. Mais voilà –pour comble de malice- que les deux membres du couple affirment qu’ils ont renoué avec la pratique religieuse et demandent d’ailleurs la confirmation. Le couple se propose ensuite d’offrir toutes les garanties requises s’agissant des parrains –catholiques- et évoque rien de moins que la présidente de la République ! Bien évidemment tout cela m’apparait cousu de fil blanc et l’Eglise aurait du, à mens, être beaucoup plus regardante avant d’accepter. Cependant -et c’est bien là le piège…-, peut-on valablement continuer à affirmer, dans ces conditions, que, selon les termes du code canonique, l’ « espoir » que l'enfant sera élevé dans la religion catholique fait « TOTALEMENT défaut » ou doit-on considérer, au contraire, que le « doute » en la matière doit profiter au baptême.
Le « hic » est évidemment la demande de confirmation. Mais là encore le Diable se cache dans les détails.
Quid si nos deux jeunes femmes affirment –je me fais l’avocat du Diable- qu’elles ont « rencontré » Dieu, qu’elle se reconnaissent « pécheresses », que si leur mariage était à refaire, elles y réfléchiraient à deux fois compte tenu de leur chemin de conversion, mais qu’en attendant elles ont un enfant et que cette situation de fait les oblige à ne pas l’abandonner et…à ne pas se séparer pour le bien de ce dernier ?
Bref, je suis bien évidemment opposé à tout cela, mais je ne crois pas que l’Eglise a «apostasié», comme certains l’affirment. Je pense plutôt que ses autorités locales se sont faites « posséder » et ont fait montre d’un manque de discernement navrant (« béni oui-ouisme ») face à ce qui est visiblement une opération de subversion.
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