Votre message par Lycobates 2014-02-22 17:05:07 |
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m'attriste, d'autant plus que j'en apprécie l'apparente sincérité, mais vous vous méprenez complètement sur la portée de mon message précédent sur ce fil.
Il ne s'agit pas du tout, d'abord, d'attachement à un rite ou à une langue, ou une autre, d'une sympathie humaine, ou d'un manque de sympathie, pour le chrétien persécuté, voire de solidarité religieuse avec lui, ou de la bonne foi et sincérité subjectives de celui-ci, d'être dans un confort relatif ou pas.
Tout cela est plus ou moins pertinent, mais ici il s'agit de la vérité et du mensonge, perçus et reconnus comme tels ou pas.
Ce n'est pas de la "fantaisie religieuse", c'est une question métaphysique, ontologique, la question de l'être ou du non-être de la réalité sacramentelle. C'est un aspect qu'on ne peut pas aborder sur ce forum (je le déplore, mais cela ferait sursauter les Erynnies de l'herméneutique de l'autruche), j'en dirai simplement, comme je l'ai déjà fait, qu'on ne doit pas être théologien diplômé pour savoir que la théologie sacramentelle de l'Eglise exige, entre autres choses, que la forme d'un sacrement (les paroles) pour être valide, doit signifier sans équivoque le sacrement qu'elle est censée conférer, et que cette forme doit nécessairement déterminer la matière sur laquelle elle s'applique, en formant avec elle une unité morale, ce qui signifie notamment que forme et matière doivent être appliquées par le conférant du sacrement de façon simultanée, donc sans les interrompre ou dissocier longuement dans le temps. Après ça, il suffit d'étudier les textes en question, à tête reposée, et de conclure.
Là réside le vrai, et le seul vrai, problème qui devrait nous occuper depuis 1968, nous Latins d'Occident et Latins d'Orient.
Je crois que vous êtes plutôt jeune, ce n'est pas un reproche, bien entendu, d'ailleurs rassurez-vous: cela vous passera.
Je connais plutôt bien l'Orient, depuis le temps de mes études, désormais il y a plus de trente ans, et j'ai, dans le temps et jusqu'il y a dix ans environ, un peu fait le tour des confins de l'Empire romain, sous des conditions parfois aventureuses (quand on est jeune ..., mais quant à l'Orient nettement meilleures que les derniers dix ans), à l'Est comme à l'Ouest, au Sud comme au Nord. J'en ai appris certaines langues modernes (parfois sans relation avec les anciennes que j'avais étudiées) pour moins dépendre d'autrui (même si j'ai beaucoup oublié, faute de pratique). Je crois que je n'ai pas raté beaucoup de provinces importantes, même si je n'ai pas tout vu (certaines choses personne ne pourra les voir encore : elles n'existent plus), et même si le but de mes travaux était historique ou philologique, je me suis bien entendu toujours renseigné sur les communautés chrétiennes, romaines, schismatiques, hérétiques, là où il y en avait.
Croyez-moi si je vous conseille, si jamais vous vouliez vous y aventurer maintenant : oubliez les Maronites et les Latins et les autres, tenez-vous en aux Melkites unis au Siège romain, même si très rares sont ceux qui ont compris la gravité et les enjeux de la situation actuelle.
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