et pourquoi pas 160 ans et plus ? par jejomau 2014-01-01 09:43:40 |
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Une étude américaine sur la longévité parue dans le "Parisien" dit ceci :
Si pour atteindre l'âge canonique de cent ans, il faut respecter une certaine l'hygiène de vie - comme le fameux régime crétois, ou celui des habitants de l'île japonaise d'Okinawa - et vivre dans un environnement sain et propice, il faut également en avoir la prédisposition naturelle. Vivre vieux, c'est aussi inscrit dans les gènes : le secret de la longévité est à chercher dans l'ADN des individus.
C'est ce que montre une étude américaine parue jeudi dans la revue Science. Les scientifiques ont pu mettre en évidence un ensemble de variations génétiques liées à la longévité et qui permet de prédire dans 77% des cas qu'une personne a de bonnes chances de vivre centenaire.
Les chercheur ont analysé le génome de plus d'un millier de sujets, âgés de cent ans et plus, et ont découvert 150 variantes d'environ 70 gènes, fréquentes chez des sujets ayant une très grande longévité. A partir de ces 150 marqueurs déterminés, ils ont élaboré un modèle informatique de prévision selon lequel, dans 77% des cas, «les données génétiques seules permettent de prédire la longévité exceptionnelle».
19 groupes génétiques spécifiques communs à 90% des centenaires étudiés
L'équipe de recherche a pu isoler 19 groupes génétiques spécifiques liés à la longévité, qui caractérisent 90% des centenaires étudiés. Ils ont encore découvert que 45 % des «super-centenaires» (110 ans et plus, soit une personne pour sept millions) avaient dans leur génome le plus grand nombre de ces marqueurs génétiques liés à la longévité.
Les auteurs de l'étude ont par ailleurs été surpris de constater que les centenaires ont autant de variations génétiques les prédisposant à différentes maladies que les sujets ordinaires. Mais les personnes vivants cent et plus - une personne pour 6 000 dans les pays industrialisés - ne contractent de maladies liées à l'âge (cancer, affections cardiovasculaires, démence...) qu'au-delà de 90 ans.
Effet de neutraliser les gènes prédisposant aux maladies
La longévité s'expliquerait alors surtout par la présence de ces 150 variantes génétiques, qui auraient pour effet de neutraliser ces gènes qui augmentent le risque de maladies. Jusqu'ici, on pensait généralement que l'on vivait plus longtemps parce qu'on n'était pas porteur de ces gènes prédisposant aux maladies.
Le modèle établi a des limites puisque, dans 23% des cas, il ne permet pas de prédire qui vivra centenaire. Selon les chercheurs, cette part correspond à l'importance des facteurs environnementaux et du mode de vie.
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