Quelques idées par Paterculus 2013-12-03 20:42:59 |
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Voici quelques idées tirées d'un texte jadis mis sur Pageliasse, sous le titre "Le sacerdoce en France après Vatican II" et le sous-titre "Un sacerdoce éloigné de l'eucharistie".
L’autre nouveauté issue des réformes postconciliaires et qui conduit à un éloignement de l’eucharistie est la concélébration. Bien qu’il n’y ait pas de raison théologique de la repousser absolument, son utilisation fréquente peut présenter des inconvénients graves.
En effet, ne faire qu’un seul acte avec le célébrant accroît l’exigence du refoulement de l’expression des sentiments personnels de piété. Mais surtout tendre la main vers l’hostie quand on prononce les paroles de la consécration est très différent de la tenir entre ses propres mains. A tout cela s’ajoute le plus grand risque de célébrer machinalement, sans le recueillement nécessaire. En outre, il arrive que des fidèles soient privés de messe parce que des prêtres concélèbrent.
Aussi faut-il rappeler que la volonté de ne faire qu’un seul acte avec le célébrant, volonté absolument requise pour la concélébration, implique qu’il est impossible de rendre celle-ci obligatoire. Même si la raison invoquée pour ne pas concélébrer n’est pas pertinente, la moindre réticence à concélébrer doit être absolument prise en compte et l’on doit éviter tout ce qui ressemblerait de près ou de loin à une contrainte.
Toutefois après ces réserves il faut redire la valeur propre de la concélébration, qui est de manifester l’unité du sacerdoce. Ainsi quand des fidèles ont beaucoup reçu de deux prêtres différents, ils aiment les voir unis dans l’acte où ils représentent le mieux le Christ. Mais alors l’observation des normes liturgiques doit manifester cette unité. Il est aberrant par exemple qu’on admette à concélébrer de prêtres qui n’ont pas revêtu d’habit liturgique : comment prétendre manifester l’unité du presbyterium quand on refuse d’y marquer son appartenance ?
Le célébrant doit là plus qu’en d’autres circonstances éviter toute subjectivité, la sienne ou celle de la communauté. D’autre part il doit assumer en totalité son rôle de président qui ramène à l’unité le sacerdoce réparti en chacun des concélébrants. Il doit être au centre de l’autel : c’est une fausse humilité qui conduit par exemple à ce qu’il se place en symétrie avec un concélébrant par rapport au centre de l’autel.
On le voit, cette manifestation de l’unité du sacerdoce exige de la part des prêtres, célébrant comme concélébrants, un grand dépouillement de soi-même qui peut leur être ensuite utile pour les autres célébrations de la messe. On devrait à l’avenir éviter toute incitation à la concélébration pour ceux qui y répugnent : on sera plus fort ainsi pour exiger la reconnaissance qu’il n’y a rien de mauvais dans la concélébration.
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