Napoleon converti ? par Aigle 2013-12-02 08:22:03 |
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J'ai trouvé ceci sur le site "Benoit et moi" que je soumets à votre sagacité.
La conversion de Napoléon Bonaparte (il s'agit de la présentation d'un livre italien préfacé par le cardinal Biffi).
"Les torts de Napoléon envers l'Eglise et la liberté des peuples sont connus des catholiques. Son épopée a dévasté l'Europe et causé des millions de morts pour rien. Il y a ceux qui l'admirent toujours et ceux qui le détestent pour ce qu'il a fait, dont nous subissons encore les fruits (centralisme d'État et bureaucratique, les codes civils «laïcs» déprédations). Mais on ne peut pas nier qu'il était un génie. Et pas seulement militaire et politique.
Une intelligence supérieure ne peut pas manquer d'être au moins piquée par la recherche de la Vérité. Et quand Napoléon à Sainte-Hélène a finalement pris le temps de réfléchir aux Grandes Questions, la Vérité, il l'a trouvée.
Certains seront donc supris de découvrir d'un Napoléon non seulement catholique, mais aussi apologiste, et des plus pointus. Ses Conversations sur le christianisme, tenues en exil avec le sceptique général Bertrand et fidèlement transcrites par Tischreden (les «discours à table» de mémoire luthérienne, mais aussi hitlérienne), montrent comment le Corse est mort dans la religion catholique, apostolique et romaine parfaitement conscient de son choix . En effet, il est mort avec les sacrements et dûment confessé. Ce qui impressionne, c'est la lucidité de son raisonnement, d'où émerge une connaissance insoupçonnées de toutes les autres religions, y compris antiques.
Ceux qui pensent à un Napoléon toujours plongé dans des stratégies, plans de bataille, manoeuvres politiques sur les scénarios nationaux et étrangers, seront surpris de trouver un homme très cultivé qui maîtrisait l'histoire, la philosophie et même la pensée de son temps. A un Bertrand qui est surpris de sa religiosité et qui, en bon positiviste, lui propose le refrain habituel du Christ comme «grand homme» à l'égal d'Alexandre le Grand, César, Mahomet, il répond: «Je connais les hommes et je vous dis que Jésus n'était pas un homme. Les esprits superficiels voient une ressemblance entre le Christ et les fondateurs d'empires, les conquérants et les dieux des autres religions. Cette similitude n'existe pas: entre le christianisme et les autres religions, il y la distance de l'infini».
Bertrand, respectueusement, se permet d'insister et Napoléon lui dit qu'il regrette presque de l'avoir fait général: «Vous, général Bertrand, parlez de Confucius, Zoroastre, Jupiter et Mahomet. Eh bien, la différence entre eux et Christ est que tout ce qui concerne le Christ dénonce la nature divine, tandis que tout ce qui touche aux autres dénonce leur nature terrestre».
Il poursuit: «le Christ a confié tout son message à sa propre mort, comment cela peut-il être l'invention d'un homme?». Mais Bertrand n'est toujours pas convaincu et continue de bégayer sur César et Alexandre. Et l'ex-empereur, impatienté: «Mais l'empire de César a duré pendant combien d'années? Combien de temps Alexandre a-t-il été porté par l'enthousiasme de ses soldats? (...) Les peuplent passent, les trônes s'écroulent, mais l'Église reste. Alors, quelle est la force qui maintient debout cette Église assaillie par l'océan furieux de la colère et du mépris du monde?». À cepoint, Napoléon continue tout seul comme un torrent en crue: «Il n'y a pas de juste milieu: ou le Christ est un imposteur ou il est Dieu (...). Il est vrai que Jésus offre à notre foi une série de mystères, dont le premier est la déclaration énigmatique suivante: 'Je suis Dieu', par laquelle il creuse un fossé infranchissable entre la sienne et toutes les autres religions».
Nous ne suivrons pas ici, cependant, toute la logique argumentative de fer de Bonaparte, il n'y a pas assez de place. Nous nous limiterons à souligner sa connaissance nullement superficielle du Coran: «Mohamet n'est crédible que quand il s'appuis sur la Bible et sur le sentiment inné de la foi en Dieu. Pour tout le reste, le Coran est un système audacieux de domination et de pénétration politique». Ou l'observation fine que «Jésus n'a jamais été l'objet de critiques». En effets, tous les hérétiques, de toutes les époques, y compris les «laïcs» des Lumières, s'en sont toujours pris au besoin l'Eglise, à leurs yeux coupable d'avoir trahi le «vrai» enseignement de Jésus. La figure de Jésus a même été accaparée par tous: Jésus premier maçon, premier révolutionnaire, premier socialiste ...
Un autre sujet d'émerveillement pour Napoléon : «Après Saint-Pierre, les trente-deux évêques de Rome qui lui ont succédé furent tous, sans exception, martyrisés. Donc, pendant au moins trois siècles, le Siège romain fut synonyme de mort certaine pour ceux qui y montaient (...). Dans cette guerre, tous les pouvoirs de la terre, se sont retrouvés coalisés contre qui? Des hommes et des femmes pauvres, misérables et sans défense».
Et pourtant, le christianisme a triomphé de Rome et du monde entier.
Jésus, juste un «grand homme»? Napoléon secoue la tête: «Mon armée m'a déjà oublié, alors que je suis encore en vie (...). Voilà ce qu'est notre pouvoir à nous, grands hommes! Une seule défaite nous désintègre et l'adversité emporte tous nos amis».
Au contraire, le Christ est toujours là, et après Lui, ses ennemis d'aujourd'hui ne peuvent toujours pas se dire chrétiens, parce que le relativisme actuel n'est qu'une hérésie chrétienne sécularisée."
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